Bien qu'uniquement visuel, le portrait peut rendre très sensible la personnalité intérieure du modèle, par de nombreux indices tels que la pose, l'expression de la physionomie, etc.

Historiquement, le portrait est l'art du peintre. L'art du portrait existe depuis toujours mais c'est à la Renaissance qu'il connaît son expansion et se définit clairement par la même occasion.

La peinture flamande du XIVe et XVe siècle joue notamment un rôle majeur dans l'évolution de la technique de représentation mais aussi dans la perception du portrait et de l'individu.

Au XVIe siècle, Venise impose un style international au portrait, grâce à Giorgione et à Titien, qui peint aussi bien François Ier que Charles Quint. Progressivement, l'art du portrait se transforme essentiellement en art de cour.

Au XVIIIe siècle, le portrait connaît un âge d'or. Les grands commandent leur portrait aux peintres en vogue et les représentations de la famille et de l'enfance se multiplient. La représentation des gens de théâtre devient aussi un thème de prédilection.

Au début du XIXe siècle, tous les grands peintres font des portraits, quels que soient leur style ou leurs thèmes favoris. Mais la révolution picturale que voit naître la fin de ce siècle modifie également l'intérêt et la nature même du genre.

C'est la photographie qui permet dorénavant d'enregistrer une image fidèle du sujet. Elle bouleversera profondément l'art de la figuration.

Source: grandpalais.fr