Cette torche est un vrai bout d'Histoire à elle-seule. En 1968, les Jeux Olympiques d'hiver ont lieu à Grenoble, dans une France mouvementée par les revendications du mois de mai.

Cinquante ans plus tard, l'étude Boisgirard-Antonini a vendu aux enchères un souvenir insolite de cet évènement sportif d'envergure: la torche officielle de ces Xe JO d'hiver.

Mercredi 24 janvier, l’un des 33 exemplaires a enflammé les enchères pour finalement être adjugée 202 240 euros, dépassant largement son estimation fixée entre 40 000 et 50 000 euros.

Le flambeau a notamment été témoin des victoires des français Jean-Claude Killy, Marielle Goitschel, Guy Périllat et Léo Lacroix.

La flamme olympique, portée par cette torche, a parcouru la France en cinquante étapes entre le 19 décembre 1967 et le 6 février 1968, sur plus de 7 000 km. Elle fut saluée par près de 2 millions de spectateurs au long de son parcours.

Entre le premier relayeur, le marathonien Alain Mimoun (médaille d’or aux Jeux de Melbourne 1956) et le dernier, le patineur Alain Calmat (médaille d’argent aux Jeux d’Innsbruck 1964), la flamme sacrée passa entre les mains de 5 000 sportifs de tous niveaux, de tous âges et de toutes disciplines.

Depuis 1936 où fut lancé le premier parcours olympique moderne, chacun des Jeux Olympiques créé un modèle particulier de torche. Elles partagent avec les médailles de vainqueurs la plus forte valeur symbolique et sont ainsi des œuvres recherchées par les collectionneurs et les musées.

Le record pour une torche olympique n'a cependant pas été battu. Il est encore détenu par un exemplaire de la torche des JO d’Helsinki 1952 adjugée 280 000 euros.