Née en 1985, la jeune artiste Juliette-Andrea Élie a déjà plusieurs expositions personnelles et collectives à son actif.

Elle revient ce mois-ci avec la présentation à la Galerie Baudoin Lebon de son dernier projet sur lequel elle a travaillé pendant un an à Rio de Janeiro (Brésil).

Cette ville abrite la plus grande forêt urbaine au monde, la Foresta da Tijuca, fruit d'une reforestation qui eut lieu sous le règne de l'empereur Pierre II (1841-1889). C'est ce point de départ qu'a choisi Juliette-Andrea Élie pour son étude anthropologique des indigènes du Brésil et de leur lien avec la nature environnante.

Juliette-Andrea Élie est particulièrement intéressée par les formes invisibles qu'elle rend visibles par son art. Dans ce dernier projet, elle représente les indigènes du territoire Tupi (qui s’étendait le long de la côte brésilienne) par des photographies sculptées de forme rondes et rectangulaires.

L'artiste propose une vision à contre-courant du photographe brésilien d’origine française Marc Ferrez (1843-1923) qui dans ses oeuvres nous offre un témoignage de la vie quotidienne du Brésil du XIXe siècle.

Dans son projet dédié au rapport de l'homme avec son environnement, Juliette-Andrea Élie ramène l’esthétique indigène au cœur du territoire urbain dans lequel nous vivons.

Les paysages sont photographiés sur papier mat et sur calque et sont ensuite travaillés selon l’Ars Plumaria des parures de tête des indiens du Brésil.

Ces paysages réincarnés en formes précieuses aux indigènes sont autant de territoires pliés, collés, embossés, décalés, superposés.

Ainsi transformés, ils deviennent des mondes portés qui résistent au temps qui passe.

L'exposition "Invisibles mondes visibles" aura lieu du 2 mars au 15 avril 2017 à la Galerie Baudoin Lebon, 8 rue Charles-François Dupuis Paris 3e.

Le vernissage se tiendra le 1er mars 2017 de 18h à 21h.

Plus d'informations sur www.baudoin-lebon.com.