Le mot "diamant" dérive du mot grec ancien "adamas" qui apparaît fréquemment dans la littérature, dès le VIIIème siècle avant J.C. Signifiant "invincible", "indomptable", le mot est cependant employé pour désigner le fer que l’on pensait ne pouvoir briser. Il faudra attendre Pline l’Ancien et son Histoire Naturelle, au 1er siècle après J.C., pour que le mot, passé par le latin, désigne véritablement le diamant.

Des diamants bruts Image: Per-Anders Pettersson pour Getty Images Des diamants bruts
Image: Per-Anders Pettersson pour Getty Images

Constitué de carbone cristallisé, le diamant est le minéral le plus dur existant dans la nature. Il est de fait très difficile à travailler (même avec la technologie actuelle, la vitesse moyenne de sciage est de 1 millimètre par heure !).

Attention cependant, dureté n’est pas synonyme de solidité : si dur soit-il, le diamant peut se briser d’un coup sec donné le long de ses lignes de clivage.

Les propriétés optiques d’un diamant sont absolument fascinantes : le diamant reflète, réfracte, décompose et disperse la lumière, d’où ces nombreux jeux de lumière qui le font scintiller.

Un diamant observé à la loupe Image via Rubel-Menasche Un diamant observé à la loupe
Image via Rubel-Menasche

Une partie des rayons de lumière atteignant un diamant sont renvoyés comme sur un miroir (par réflexion) et une autre partie de ces rayons ralentira en rentrant dans la gemme puis accélèrera dans les mêmes proportions en sortant (par réfraction). Enfin, comme un prisme, le diamant disperse la lumière et la décompose dans toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Ainsi, de ces effets combinés résulte les "feux" exceptionnels du diamant, et ce d’autant plus si le diamant est bien taillé.

 

Un diamant taillé scintille de mille feux Image via Bijouterie Lampron Un diamant taillé scintille de mille feux
Image via Bijouterie Lampron

Le nombre et la position des facettes sont des facteurs essentiels pour optimiser les feux d’un diamant. Ce n’est qu’au Moyen-Âge que l’on commença à tailler la gemme, avec, comme toujours avec le diamant, deux diamants l’un contre l’autre. La taille "brillant" est l’une des premières. On distingue généralement les tailles à facettes (brillant rond, ovale, marquise, poire, cœur) et les tailles à degrés (émeraude, princesse, baguette, triangle, losange, trapèze...)

via Or du monde, Paris Anecdote : la taille Marquise tire son nom  de Jeanne-Antoinette Poisson, Marquise de Pompadour et favorite du roi Louis XV, qui fit tailler pour elle un diamant évoquant son sourire. Image via Or du monde, Paris.

Jusqu’au XVIIème, l’Inde était  le seul fournisseur de diamants connu. Des mines indiennes (notamment celles de Golconde), quasi épuisées de nos jours, ont émergé les diamants les plus célèbres du monde, tels le Koh-I-nor, le Régent ou encore le Hope.

Puis des gisements diamantifères furent découverts à Bornéo, à partir de 1650, et au Brésil, à partir de 1730. Vint ensuite la découverte fortuite d’un petit garçon en Afrique du Sud, en 1867 : une jolie pierre avec laquelle le garçon joua aux osselets…s’avéra être un diamant (nommé plus tard Eurêka) !

Le Koh-I-nor, serti sur la couronne royale britannique (conservée à la Tour de Londres), le Régent, (conservé au Louvre) et le Grand diamant bleu (de la couronne française, rebaptisé le Hope et conservé au Smithsonian Institute de Washington). Le Koh-I-nor, serti sur la couronne royale britannique (conservée à la Tour de Londres), le Régent (conservé au Louvre) et le Grand diamant bleu (de la couronne française, rebaptisé le Hope et conservé au Smithsonian Institute de Washington).

Ce fut une véritable ruée vers le diamant en Afrique du Sud (où le plus gros diamant du monde, le Cullinan, fier de ses 3106,75 carats, remonta des entrailles de la terre en 1905) et plus généralement en Afrique Australe, qui deviendra la plus importante source de diamants de la planète.

Aujourd’hui, l’Afrique du Sud, le Botswana, la Russie et le Canada sont les plus gros producteurs mondiaux. Seulement 18% des diamants extraits sont de qualité "Gemme", et donc exploitables en joaillerie. Côté commercialisation, Anvers est la capitale mondiale du diamant : 80% des diamants bruts y passeraient et environ cent cinquante millions d’euros de diamants y sont vendus chaque jour!

Une production de diamants au Zimbabwe Image: Reuters Une production de diamants au Zimbabwe
Image: Reuters

Pour évaluer un diamant, quatre critères sont essentiels ; en anglais, ce sont les fameux "quatre C" : "Carat" (le poids), "Cut" (la taille), "Clarity" (la pureté) et "Color" (la couleur).

"Carat". Un carat équivaut à 0,20 grammes. Mais attention, le prix d’un diamant n’est pas proportionnel à son poids : plus le diamant est lourd, plus le prix au carat est élevé.

"Cut". En 1919, le mathématicien et diamantaire belge Marcel Tolkowsky publia Diamond design, dans lequel sont données les proportions idéales qu’un diamant rond doit avoir : l’objectif est d’orienter un maximum de rayons de lumière depuis la "culasse" jusqu’à la "table" du diamant, sa face supérieure, par laquelle on le regarde.

En moyenne, il faut un diamant brut de 3 carats pour en obtenir un taillé de 1 carat.

Via Bijouterie Vuillet, Paris Via Bijouterie Vuillet, Paris

"Clarity". Par convention, un diamant est dit "pur" lorsqu’aucune inclusion n’est visible à la loupe de grossissement 10X. À partir de cette norme découle la classification présentée dans le schéma ci dessous.

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"Color". L’échelle de couleur s’étend de D, pour un diamant parfaitement incolore, à L, pour un diamant avec des nuances de jaune. Au delà de L, de M à Z, on parle de diamants colorés. Après Z, les diamants sont appelés "fancies" : différents, ils ont aussi une très grande valeur !

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Article: Louis Auzière

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