À l’occasion de la vente du 29 mai chez Fellows, Barnebys opère un retour sur la montre préférée des plongeurs et des amateurs d’action : la Submariner.

Le modèle entre en production en 1953 et apparaît pour la première fois sur le marché en 1954 lors de la « Basel Watch Fair ». Ce sont les références 6204 et 6205 qui donnent le ton pour le modèle, mais il est encore difficile aujourd’hui de savoir lequel est arrivé en premier.

Créée spécialement pour les adeptes de la plongée sous-marine, une activité encore à ses débuts dans les années 1950, elle est alors la toute première montre étanche jusqu’à 100 mètres. Rolex réussit le pari d’allier style, fonctionnalité et résistance à des conditions extrêmes et propulse la Submariner comme accessoire indispensable des plongeurs.

Le modèle est doté d’un boîtier Oyster, véritable tournant dans l’histoire de la marque, qui tient son nom de son herméticité, on le dit alors « fermé comme une coquille d’huître ». Avec un fond et une lunette vissée, ainsi qu’une couronne de remontoir étanche comme un sas de sous-marin, le boîtier en acier garantit une incroyable résistance à la corrosion, la pression et les chocs.

Le boîtier Oyster est mis à l’épreuve pour la première fois en 1927 par Mercedes Gleitze, une remarquable athlète qui entreprend de traverser la Manche à la nage, une Rolex Oyster en or accrochée autour du cou. Elle arrive 10 heures plus tard avec une montre en parfait état de marche et contribue à renforcer le mythe de la marque. Les innovations techniques apportées par Rolex sur les modèles plus avancés permettent rapidement une étanchéité jusqu’à 300 mètres.

Mercedes Gleitze entre dans les eaux du Cap Gris Nez, une Rolex Oyster accrochée au cou, image via Moonphase Mercedes Gleitze entre dans les eaux du Cap Gris Nez, une Rolex Oyster accrochée au cou, image via Moonphase

C’est aussi l'intégration d’une lunette tournante aux fonctions très spécifiques qui fait toute la différence. Effectivement, la lunette de la Submariner est dotée de graduations 60 minutes qui permettent à tout plongeur de mesurer le temps passé sous l’eau et d'accommoder ses paliers de décompression.

Ses bords crantés permettent une manipulation aisée avec des gants, tandis que sa lunette Cerachrom (introduite en 2008) fabriquée dans une céramique très résistante, est pratiquement inrayable. Une capsule luminescente sur l’indice du zéro assure une bonne lisibilité dans les eaux claires peu profondes comme dans l’obscurité des abysses.

Même si ce bijou d’horlogerie se place comme gadget maître des profondeurs, il devient aussi un symbole d’action. Les nombreuses apparitions de la Submariner dans les films de la série James Bond contribuent à sa popularité sur la terre ferme. Sean Connery porte la référence 6538 du modèle dans ses quatre premiers films, tandis que Roger Moore arbore la 5513 lors de ses deux premières incarnations de l’agent.

Sean Connery regarde sa Rolex Submariner dans « Goldfinger », image via Pinterest Sean Connery regarde sa Rolex Submariner dans « Goldfinger », image via Pinterest

La réputation de la montre de plongée se solidifie et devient un signe d’élégance à porter partout, à tout moment. Une Oyster Perpetual 5513, la favorite de Moore, sera présentée chez Fellows le 29 mai. Datée aux environs de 1969, cette Submariner en acier inoxydable présente une lunette noire et est estimée entre 6 000 et 8 000 livres sterling.

La superbe Oyster Perpetual Date Submariner « Lapis Lazuli » de 1991, quant à elle, entrera en salle chez Fellows avec une estimation entre 30 000 et 50 000 livres sterling.

De nombreux modèles de grandes marques font également partie du catalogue de la vente, pour en savoir plus, suivez le lien !

Retrouvez aussi notre article complet sur l’histoire de Rolex.

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