"La barrière a toujours été un instrument de l'aménagement politique du territoire", confie l'artiste chinois dans le communiqué de la Public Art Fund, fondation fêtant ses 40 ans cette année qui œuvre pour installer de l'art contemporain dans le paysage urbain new-yorkais. Ce terme de barrière, continue Ai Weiwei "évoque des associations" avec les mots "frontière", "sécurité" et "voisin", "qui sont liés à l'environnement politique actuel".

Ai Weiwei au camp de réfugiés du village d'Idomeni, Grèce, 2016. Via Kickstarter, courtesy of Public Art Fund Ai Weiwei au camp de réfugiés du village d'Idomeni, Grèce, 2016. Via Kickstarter, courtesy of Public Art Fund

Intitulée Good Fences Make Good Neighbors ("Les bonnes barrières font les bons voisins", expression tirée du poème Mending Wall de Robert Frost), cette exposition témoigne de l’engagement d’Ai Weiwei dans la dénonciation de la crise mondiale des migrants et réfugiés. Mettre son art au service de cette cause est devenu le cheval de bataille de l’artiste depuis quelques années. Cette année, en plus des œuvres qu’il a exposées à Prague et Berlin, Ai Weiwei a notamment réalisé son premier long-métrage, Human Flow, sur ce sujet délicat.

L'installation prévue pour Washington Square Park. Via Kickstarter, courtesy of Public Art Fund L'installation prévue pour Washington Square Park. Via Kickstarter, courtesy of Public Art Fund

Ainsi seront disséminées dans New-York des installations évoquant barrières ou autres clôtures de sécurité. Certaines ont été imaginées pour occuper des lieux emblématiques de la ville, comme l’arche de Washington Square Park, la Doris C. Freedman Plaza de Central Park ou encore l'école d'architecture et d'ingénieur Cooper Union. D’autres seront accrochées à des abribus, des réverbères, sur les toits ou même au dessus des rues.

Installation prévue pour la Doris C. Freedman Plaza. Via Kickstarter, courtesy of Public Art Fund Installation prévue pour la Doris C. Freedman Plaza. Via Kickstarter, courtesy of Public Art Fund

Sur Kickstarter, une vidéo présente le projet. Les organisateurs espèrent récupérer 80 000 dollars. À L’heure où sont écrites ces lignes, le projet a déjà rassemblé un peu plus de 34 000 dollars. En guise de remerciement, des cartes postales, des T-shirts, des visites guidées avec le commissaire de l’exposition et même un dîner avec l’artiste ont été prévus. Il reste 22 jours pour participer et rejoindre les 458 donateurs actuels. Serez-vous le prochain ?

 

via Kickstarter, courtesy of Public Art Fund via Kickstarter, courtesy of Public Art Fund

 

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