Les employés du Musée d'art contemporain et du Musée d'architecture de Bâle se sont littéralement retrouvés devant un mur jeudi dernier en arrivant sur leurs lieux de travail. Des artistes s'étaient rassemblés pendant la nuit pour murer l'entrée des institutions. Les constructions ont pu rapidement être démontées, et les agresseurs/créateurs identifiés.

La porte d'entrée murée du Musée d'archéologie de Bâle. Image via Atopie (Facebook) La porte d'entrée murée du Musée d'archéologie de Bâle.
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Le mur démonté du Musée d'art contemporain de Bâle Image via Atopie (Facebook) Le mur démonté du Musée d'art contemporain de Bâle
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Cette action est en lien avec un squat qui avait été évacué récemment dans le quartier. Le collectif d'artistes Atopie, qui avait investi un entrepôt désaffecté pour y exposer ses créations, avait en effet été mis à la porte par les autorités locales. Pour exprimer leur mécontentement, Atopie a entrepris de murer trois lieux d'art et de création de Bâle: le Musée d'art contemporain, le Musée d'architecture ainsi que leur ancien squat.

Le mur devant l'ancien squat d'Atopie  Image via Atopie (Facebook) Le mur devant l'ancien squat d'Atopie
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Les artistes ont revendiqué leurs actes via leur page Facebook, tandis que les deux musées ont tous les deux décidé de ne pas porter plainte, considérant l'anecdote clandestine comme 'une oeuvre d'art'. Atopie n'a pas réagi publiquement à cet annonce, mais a réclamé via les réseaux sociaux 'un espace pour la société, la culture et les modes de vie alternatifs' et un 'lieu de vie sans consumérisme ni mercantilisme'.

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