Janine Janet « Nymphe assise sur un dauphin », image ©Tajan Janine Janet « Nymphe assise sur un dauphin », image ©Tajan

Préparez-vous pour une fin d’année prodigieuse. Tajan inaugurera ses ventes de prestige le 20 novembre à 18h avec les Arts Décoratifs du XXe siècle et un catalogue sur lequel figure les plus grands créateurs issus de ce mouvement artistique et architectural.

Janine Janet est une artiste indissociable de l’âge d’or de la haute couture, elle conçoit notamment, de l’après-guerre jusqu’aux années 80, la scénographie des vitrines des maisons de luxe Balmain, Givenchy et Ricci. Elle signe des œuvres énigmatiques et anthropomorphes, des statues mi-femme mi-arbre, s’illustre dans le domaine des Arts Décoratifs, et ira même jusqu'à concevoir des œuvres pour la danseuse Ludmilla Tcherina et pour le paquebot Elisabeth 2. Ses créations se composent de rocaille, de nacre, de bois et de tweed, elle y mêle l’animal et l’humain et s’invente un univers hybride et fantasmagorique.

Janine Janet, cadre d'inspiration asiatique, image ©Tajan Janine Janet, cadre d'inspiration asiatique, image ©Tajan

André Borderie est un artiste multi-facette qui, après avoir touché à la peinture, sculpture et à la tapisserie, s’est illustré dans le domaine de la céramique, une passion qui naît de sa collaboration avec les Szekely et qui perdurera jusqu’à la fin des années 1970. La plupart de ses œuvres sont cuites au four à Senlis, et prendront un aspect de plus en plus dénudé au fil du temps, pour ne garder que les décentrements et les décors gravés en engobe. Toutes ses œuvres datées d’avant 1958 sont signées du monogramme de Borderie et Szekely, tandis que les suivantes sont signées individuellement.

Gauche : André Borderie, Pierre et Vera Szekely, coupe ovalisée en terre chamottée / Droite : : André Borderie, coupe de forme libre en terre chamottée, images ©Tajan Gauche : André Borderie, Pierre et Vera Szekely, coupe ovalisée en terre chamottée / Droite : : André Borderie, coupe de forme libre en terre chamottée, images ©Tajan

Jacques-Émile Ruhlmann, célèbre décorateur français du XXe siècle, est aussi surnommé « Le Riesener de l’Art Déco », un sobriquet qui lui est attribué pour l’immense qualité de ses créations. « Il était épris des formes pures, sveltes, finement rythmées, il goûtait amoureusement, presque sensuellement ces précieuses matières qu’il harmonisait à l’extérieur, comme à l’intérieur de ses meubles », relate un jour René Chavanne, critique d’art . En 1922, Ruhlmann conçoit une Desserte, appelée « Meuble au Char », qui restera l’une des œuvres majeures de sa carrière, au même titre que sa conception du Pavillon Hôtel du Collectionneur ou du bureau de réception des ministres des Colonies.

Jacques-Émile Ruhlamnn, commode demi-lune ou argentier dit "Demi-Ventre", en palissandre des Indes, image ©Tajan Jacques-Émile Ruhlamnn, commode demi-lune ou argentier dit "Demi-Ventre", en palissandre des Indes, image ©Tajan

La vacation comprend également deux œuvres d’Eugene Printz, décorateur et ébéniste français qui a compté de nombreux clients institutionnels et aristocratiques au cours de sa carrière, comme le Mobilier national, la Ville de Paris ou encore la princesse de la Tour d’Auvergne.

Le 27 novembre sera dédié à la peinture et à la sculpture contemporaine, et accueillera les œuvres de François-Xavier Lalanne, Manolo Valdés, Mario Merz ou Maurice Estève.

François-Xavier Lalanne, « Hibou de Meryll » sculpture en bronze, image ©Tajan François-Xavier Lalanne, « Hibou de Meryll » sculpture en bronze, image ©Tajan

Manolo Valdés est un peintre et sculpteur espagnol qui se nourrit de son patrimoine pour créer, il affectionne particulièrement le travail de Velàsquez, Manolo Millares et Antoni Tàpies. Si l’image de la Ménine est récurrente dans son corps de travail, ses autres sculptures sont également immédiatement reconnaissables et se composent de matériaux variés. Valdés s’inspire fortement de ses prédécesseurs, mais son travail n’est pas pour autant une simple réinterprétation de l’histoire de l’art, il a présenté des corpus de dessins sur papier transparent et des peintures aux textures surprenantes et expérimentales.

Manolo Valdès, sculpture en bois et fer de 160cm,1982, image ©Tajan Manolo Valdés, sculpture en bois et fer de 160cm,1982, image ©Tajan

L’italien Mario Merz est un représentant majeur du courant de l’Arte Povera, qui explore d’abord la peinture de style expressionniste-abstrait, pour s’orienter rapidement vers un traitement plus informel. Il use de matériaux comme les tubes à néon, altère la surface de ses toiles et expérimente pour donner naissance à des assemblages tridimensionnels, qu’il appelle « peintures volumétriques ».

Mario Merz, « Bison », image ©Tajan Mario Merz, « Bison », image ©Tajan

La première session des prestigieuses ventes de Tajan se poursuivra le 28 novembre, avec une vacation consacrée aux maîtres de l’art moderne, comme Henry Valensi, Fang Junbi, Georges Braque ou Artistide Maillol.

Henry Valensi, « A travers le Sahara », 1925, image ©Tajan Henry Valensi, « A travers le Sahara », 1925, image ©Tajan

Henri Le Sidaner, peintre expressionniste français, se consacre à partir de 1900 à une peinture intimiste qui exclus totalement la figure humaine. Il représente des jardins, des tables servies attendant leurs hôtes ou des coins de rue tranquilles. Sa vision silencieuse et paisible est mêlée d’une technique postimpressioniste et d’un chromatisme aux couleurs chaudes, qui génèrent une impression de douceur et de mystère aux scènes qu’il peint.

Henri le Sidaner, « Vue du canal de Douai », 1931, image ©Tajan Henri le Sidaner, « Vue du canal de Douai », 1931, image ©Tajan

Georges Braque est souvent associé à sa production de céramiques et de bijoux fantastiques, mais l’exercice de la peinture lui est tout aussi familier. Il est influencé par Matisse et André Derain, et étudiera méthodiquement le travail de Paul Cézanne pour créer des compositions aux lignes présentant de légères interruptions. Il rompt totalement avec la vision classique dès 1908 en utilisant des formes géométriques pour construire ses natures mortes, et se place comme un véritable « penseur » du cubisme.

Georges Braque, « Le compotier », 1942, image ©Tajan Georges Braque, « Le compotier », 1942, image ©Tajan

Ne manquez pas l'ouverture des ventes de fin d'années de Tajan, pour une première session qui s'avère pleine de promesses, et qui se clôturera les 29 et 30 novembre avec une vacation de grands vins et spiritueux.

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