François-Rupert Carabin (1862-1932) "L'envolée des heures" Pendule en bronze et améthyste Pièce unique, 1910 Crédit photo: Million et Associés François-Rupert Carabin (1862-1932)
"L'envolée des Heures"
Pendule en bronze et améthyste
Pièce unique, 1910
Crédit photo : Million et Associés

L'envolée des Heures fut présentée lors de l'exposition à la Société Nationale des Beaux-Arts en 1911 par Carabin lui-même. Les critiques de presse de l'époque montrent le succès immédiat et la forte impression que la pendule laissa alors sur le public.

L'un des articles de la publication La Petite Gronde, datant du 25 avril 1911,  fait éloge de « la guirlande gracieuse des petites formes des femmes, ingénieusement rattachées l'une à l'autre » et qui « entoure le bloc d'améthyste sur lequel restent les aiguilles dorées du cadran de l'horloge et représente l'allégorie du mouvement perpétuel de la vie ».

Cette pendule « allégorique » est composée d'une farandole de femmes nues s'élevant dans les airs et comme transportées par une force nouvelle. Avec une force inconnue, les trois femmes s'aggripent les unes aux autres, dans un mouvement ressemblant telles à des danseuses de ballet. Une quatrième berce le bloc d'améthyste qui est surmonté par le cadran. Ce petit chef-d'oeuvre démontre la finesse et le talent de Carabin, artisan ébéniste, sculpteur, photographe et pionnier de l'Art Nouveau.

Formé chez un tailleur de camées pendant sa jeunesse, c'est à partir de 1889 et à l'âge de 27 ans qu'il a commencé sa carrière de « statuaire » et ce, grâce à une commande adressée par l'ingénieur fortuné Henri Montandon. Ce fut pour le sculpteur une opportunité qui détermina  la direction de ses oeuvres futures. Carabin était envoûté et fasciné par les formes féminines, étudiant les corps de l'époque, dont les danseuses du cabaret. Carabin commençait toujours par recréer la forme des ces femmes en petites figurines de cire avant d'en produire des versions plus détaillées en bronze. Carabin comptait parmi sa clientèle de riches et influentes personnes de la haute société, tel le milliardaire banquier et philanthrope français Albert Kahn.

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