La plupart des rapports sont aujourd'hui basés sur des études de marché et des sondages et la partie intéressante résulte des analyses de ces chiffres. Cependant, l'accent est invariablement mis sur le marché haut de gamme, le plus étonnant mais pas forcément le plus représentatif de la réalité du marché.

Rares sont les études qui proposent une explication des enchères dites de moyenne gamme qui ont de plus en plus lieu via internet. C'est dommage, surtout quand l'on observe dans le rapport 2017 de TEFAF que 72% des marchands d'art et antiquaires considèrent que leur plus grand défi est de trouver de nouveaux clients, que 50% pensent que la chose la plus difficile est de trouver de nouveaux objets à vendre et que 67% pensent que ce soit par leurs propres sites internet et les platesformes de recherche comme Barnebys qu'ils y arriveront.

Pour en savoir plus sur le comportement des acheteurs sur internet, vous pouvez consulter le rapport Barnebys sur les enchères en ligne.

Bien que la façon dont les rapports TEFAF et Art Basel sont compilés soit reconnue et approuvée, il est encore très difficile de comprendre pourquoi les résultats diffèrent de près d'un tiers sur le niveau des ventes mondiales et ce qui est bel et bien inclus dans les chiffres rapportés.

Rachel Pownall Image via umexpert.nl Rachel Pownall, qui a supervisé le rapport 2017 de TEFAF
Image via umexpert.nl

Il y a quelques jours, c'est le rapport TEFAF 2017 qui a été publié sous la houlette de Rachel Pownall, qui remplace pour la première année Clare McAndrew, maintenant en charge du rapport Art Basel rédigé en collaboration avec la banque suisse UBS. Celui-ci a vu le jour cette semaine, en plein pendant la foire Art Basel Hong Kong.

Clare McAndrew Photo: courtesy Art Basel. Clare McAndrew, dorénavant en charge du rapport Art Basel/UBS
Photo: courtesy Art Basel.

Les deux rapports font état d'une croissance du volume des ventes d'art en 2016 fortement poussée par les galeries et les marchands au détriment des maisons de ventes en déclin sur la même période. En revanche, le résultat en valeur est en baisse et plus contrasté entre les deux rapports.

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Dans le rapport d'Art Basel et d'UBS, le chiffre d'affaires aurait diminué de 11%, passant de 63,8 milliards de dollars en 2015 à 56,6 milliards de dollars en 2016. Le rapport TEFAF démontre au contraire une légère croissance, Pownall annonçant une augmentation des ventes de 1,7%, passant de 44 milliards de dollars en 2015 à 45 milliards en 2016.

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Le rapport Art Basel et UBS présente une image peu encourageante du marché de l'art en 2016. La bonne surprise provient du marché de l'Ancien qui voit une croissance de ses résultats de 5% par rapport à 2015, les chinois ayant en grande partie boosté le secteur.

Pour la seconde année consécutive, l'art impressionniste, post-impressionniste, moderne et contemporain a fortement chuté.

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Même quand il s'agit d'évaluer la part des trois marchés plus importants, les chiffres diffèrent entre les deux rapports. Le rapport TEFAF considère le marché américain comme le plus important avec 29,5% de parts de marché, suivi par le Royaume-Uni avec 24% et la Chine avec 18%. Le rapport Art Basel et UBS avance de son côté que les États-Unis représentent pour 40%, suivi du Royaume-Uni avec 21% et de la Chine avec 20%.

La semaine prochaine sera publié le deuxième rapport Barnebys à partir de données provenant de notre plateforme et offrant un angle analytique sur le mouvement du design.

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