Le première session d'enchères aura lieu le 14 mai à 17h avec une importante sélection de bijoux et de pièces d’orfèvrerie. Le jour suivant à partir de 11 heures, les arts et l'artisanat seront au programme.

Cette magnifique horloge, dont la date de réalisation est estimée vers la fin du 17ème ou au début du 18ème siècle, proviendrait de l'atelier d’Heinrich Eichler à Augsbourg. Combinant de nombreux matériaux précieux tels que de lécaille, du bois de rose et d'ébène, cette horloge-cabinet d’une hauteur de 135,5 cm a été conçue comme une « armoire », dans un style que l’on peut presque qualifier d’architectural.

Gauche : Horloge en ébène, XVII - XVIIIe / Droite : Vase Japonais en porcelaine de Meissen Gauche : Horloge en ébène, XVII - XVIIIe / Droite : Vase Japonais en porcelaine de Meissen, 1728-30, images ©Lempertz

Un peu plus récent, ce vase japonais en porcelaine de Meissen a été peint dans le style Kakiemon et présente trois sections distinctes, comprenant chacune un décor de plantes, vrilles végétales et oiseaux. Le décor vient probablement de Johann Ehrenfried Stadler ou Adam Friedrich von Löwenfinck, qui ont fait leurs preuves à la manufacture de Meissen à cette époque précise en tant que peintres spécialisés dans la conception de décors similaires.

Le 16 mai à 11 heures marquera le début de la vente consacrée à l’art et aux grands maîtres de la peinture allemande. Parmi les lots répertoriés, on retrouve une œuvre du peintre hollandais Johannes Bosschaert, une « Nature morte aux fleurs, feuilles, papillon et lézard » qui témoigne de sa maîtrise impressionnante des couleurs et de la lumière. Son style se caractérise par une observation neutre et presque scientifique des sujets qu’il étudie.

À 14 heures, les peintures du 19ème siècle entreront en salle des ventes.  L’un des points forts de cette session d’enchères est indéniablement l’huile sur toile de la peintre impressionniste Eva Gonzalès intitulée « La soubrette ».  Eva Gonzalès réalise au cours de sa vie un total de 126 travaux et décède alors qu’elle n’avait que 36 ans. À l'âge de 22 ans, elle rencontre Édouard Manet, dont elle devient l’unique élève. Un an plus tard, l’une de ses peintures est reçue avec succès au Salon de Paris. Bien que les femmes étaient son sujet de prédilection, on trouve également quelques paysages dans son œuvre picturale.

Le 1er Juin, Lempertz ouvrira ses portes à 14h30 pour présenter une sélection de photographies d'artistes célèbres tels que Sander Août, André Villers, Robert Doisneau, Elliott Erwin et Peter Beard.

Robert Robert Lebeck, « Romy Schneider à Berlin », 1976, image ©Lempertz

On trouve ci-dessus une impression de 1976 par Robert Lebeck, qui immortalise l’actrice Romy Schneider à Berlin. En 1981, le photographe retrouve l’actrice à Quiberon et produit une série de photographies exceptionnelles. C’est comme si les deux artistes se connaissaient depuis toujours : elle se dévoile librement sous la lentille de Lebeck, il dresse son portrait en tout sincérité. Cette rencontre a fourni le matériel pour le film « 3 Jours à Quiberon », qui retrace un court épisode de la vie de l’actrice et vient de recevoir le prix du meilleur film aux German Film Awards.

Pas de repos pour Lempertz, qui se consacre dans la même journée à l'art moderne. Le peintre Max Liebermann est introduit à l’impressionnisme français suite à un séjour à l'école de Barbizon au milieu des années 1870. À cette époque, la classe ouvrière lui sert souvent de modèle, ce qu'il exploite au travers de ses divers séjours aux Pays-Bas. L’œuvre de 1886 « Grange de Lin à Laren » présentée à la vente chez Lempertz en est un exemple.

Max Liebermann, étude de la composition sur « Grange de lin à Laren », 1886, image ©Lempertz Max Liebermann, étude de la composition sur « Grange de lin à Laren », 1886, image ©Lempertz

Ces deux cartons de 46,5 par 55,5 cm sont les supports de deux compositions de 1901 de la peintre Paula Modersohn-Becker. Comme souvent, et comme le montrent ces deux œuvres, la vie rurale, les enfants ainsi que les proches de l’artiste étaient sa principale source d’inspiration.

Paula Modersohn-Becker, gauche : « Enfants devant ferme », droite : « Troncs de bouleau et maison », 1901, images ©Lempertz Paula Modersohn-Becker, gauche : « Enfants devant ferme », droite : « Troncs de bouleau et maison », 1901, images ©Lempertz

Heinrich Vogeler, peintre et contemporain de Paula Modersohn-Becker, réalise autour de 1907 un portrait de sa femme Martha. C’est lors d’un séjour au spa de Garmisch-Partenkirchen que le peintre illustre sa compagne devant un paysage de montagne.

Gauche : Portrait de Martha Vogeler, 1907 / Droite: Alexej von Jawlensky « Visage Sauveur », vers 1919 Gauche : Heinrich Vogeler, Portrait de Martha Vogeler, 1907 / Droite: Alexej von Jawlensky « Visage Sauveur », vers 1919, images ©Lempertz

L’expressionniste d'origine russe Alexej von Jawlensky réside à Munich lorsqu’il devient membre du « Cavalier Bleu » en 1896. Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, il est forcé de quitter l'Allemagne et s’exile en Suisse, où il commence à créer des images ayant pour seul et unique sujet la représentation d’un visage. Il créé une série de « chefs mystiques », puis dérive vers des visages aux formes plus abstraites et à l’aspect minimaliste.

L’artiste expressionniste Emil Nolde comptabilise six œuvres dans la vente aux enchères. Sur trois d'entre elles, des fleurs et végétaux sont pris pour modèle. Ces motifs sont caractéristiques de Nolde, qui illustre la plupart du temps des plantes aux couleurs vives trouvées dans le jardin de sa maison à Seebüll, où il réside en compagnie de sa femme Ada à partir de 1930.

Nolde, « Dahlias et échinacée », 1930-1940, image ©Lempertz Nolde, « Dahlias et échinacée », 1930-1940, image ©Lempertz

L’œuvre picturale tardive d'Otto Dix, à partir du milieu des années 1940, est caractérisée par un goût presque désarmant pour la vie et la bonne humeur, bien qu'il ait souffert pendant des années de diffamation et de périodes de captivité par les nationaux-socialistes. Avec une vigueur retrouvée, réalise en quatre ans le nombre impressionnant de 150 travaux. L’huile sur panneau de 1948 intitulée « Jeune fille blonde avec des fleurs en vrac (à la table) » témoigne de cette période allégresse et sera présentée à la vente le 1er juin.

Otto Dix, « Jeune fille blonde avec des fleurs en vrac (à la table) », 1948, image ©Lempertz Otto Dix, « Jeune fille blonde avec des fleurs en vrac (à la table) », 1948, image ©Lempertz

Retrouvez plus d’informations sur toutes les ventes sur le site de Lempertz.

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