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Plus de 100 ans après le terrible naufrage, le mythe du Titanic perdure et fascine encore. Il faudra attendre près de 7 décennies après la submersion du navire pour que les premières opérations de fouilles subaquatiques soient mises en place, et permettent aux chercheurs de remonter, après 32 plongées à 3,92 km sous la surface, plusieurs milliers d’artefacts.

Image via Exponaut Edward Smith, Capitaine du Titanic, image via Exponaut

La toute première exposition des reliques est tenue en France (les fouilles ayant été réalisées en collaboration avec l’IFREMER), avant que la collection ne passe entre les mains de Premier Exhibitions, la compagnie américaine qui possède aujourd’hui les droits du navire, et qui organise la dispersion des objets après avoir fait banqueroute.

Premier Exhibitions espère donc couvrir ses dettes grâce aux profits de la vente, et fait entrer sur le marché l’une des plus grandes collections d’objets-souvenirs du Titanic jamais vues. On y trouve par exemple un chérubin de bronze provenant du grand escalier, des services chinois issus des salles de réception ou encore un morceau de la coque de l’épave.

L'épave du Titanic, photo ©Ralph White L'épave du Titanic, photo ©Ralph White

Plusieurs acheteurs potentiels ont déjà exprimé leur intérêt pour la fascinante collection, la bataille pourrait se jouer entre des firmes américaines, des investisseurs chinois, des musées du Royaume-Uni, et même James Cameron, le réalisateur légendaire.

Une offre d’ouverture de 19,5 millions de dollars a été placée, et pour que les enchères se poursuivent, le prochain compétiteur devra y ajouter 2 millions de dollars minimum. Les objets qui composent le « lot » sont vendus dans leur ensemble plutôt que séparément, une initiative qui évitera à la collection de se démanteler et qui permettra au futur acheteur de mettre en place d'éventuelles expositions.

Plusieurs objets faisant partie de la vente pour couvrir la banqueroute, image, photo ©David Paul Morris : Getty Images Plusieurs objets faisant partie de la vente pour couvrir la banqueroute, image, photo ©David Paul Morris : Getty Images

« C’est triste de voir que ce grand navire porteur de rêves, et les pièces qui le composent, sont trimballés d’un côté et de l’autre comme un orphelin », a déclaré David Gallo, un océanographe ayant co-dirigé des recherches de l’épave en 2010.

Plus qu’un simple recouvrement des artefacts, l’enchère comprend également les droits de fouilles du navire, l’acquéreur pourra ainsi entreprendre à son bon gré des expéditions sous-marines supplémentaires afin de retrouver d’autres trésors sur le site.

Photo ©Michel Boutefeu : Getty Images Photo ©Michel Boutefeu : Getty Images

Plusieurs musées situés en Angleterre se battent pour obtenir les droits sur les pièces, afin de les exposer à Londres, mais surtout à Belfast, la ville qui a donné naissance au paquebot. Leurs efforts ont été soutenus par James Cameron, le réalisateur qui en 1997, entreprend de conter le drame dans un film épique de 3 heures, mais aussi par Robert Ballard, l’océanographe à la tête des premières fouilles (aux cotés de Jean-Louis Michel de l’IFREMER).

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Si la vente de la collection est confirmée, ce ne sera pas la première fois que le Titanic bouscule le marché des enchères. Plusieurs reliques ayant appartenu à des survivants sont déjà passées sous le marteau pour des prix conséquents : le violon joué par le leader du petit groupe lors du naufrage s’est envolé pour 1,7 million de dollars, une lettre écrite dans les dernières heures du drame est partie pour 166 000 dollars, tandis qu’une clé du nid-de-pie a trouvé preneur pour 145 000 dollars.

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