Les lots, qui seront dispersés à Zurich du 26 au 29 février, sont repartis en 10 catalogues, et couvrent un large spectre de catégories d’objets. 

Le coup d’envoi sera donné le 26 mars à 14 h avec la dispersion des livres anciens. La maison de ventes aura le plaisir de présenter l’ouvrage Zoologie : Dissertatio de generatione et metamorphosibus insectorum Surinamensium de Maria Sibylla Merian, qui traite de la génération et des transformations des insectes du Surinam. Traduite en français, c’est la troisième édition de l’œuvre, et comprend 72 plaques de cuivre illustrées en couleurs.

La deuxième vente aux enchères de la journée commencera 17 h, et sera dédiée aux manuscrits et documents autographiés. Parmi eux, Horae B.M.V., un livre d’heures datant de la fin du Moyen-Âge, sera le lot à ne pas manquer. Le manuscrit latin richement illustré a été écrit vers 1460 et, à cette époque, était déjà un exemplaire en passe de disparaître, car l’imprimerie allait connaître son moment de gloire. 

Tandis que la journée du 27 mars sera consacrée aux bijoux, le marathon continuera le lendemain avec des objets d’Arts décoratifs de la plus haute qualité. La tapisserie ouvrira le bal à 10 h, et sera succédée par le mobilier, la porcelaine, et enfin l’argenterie dès 13h30. Outre de remarquables œuvres en porcelaine de Meissen, les collectionneurs pourront mettre la main sur un rare cabinet d’étude vénitien du milieu du XVIIIe siècle. Le meuble est décoré selon la technique de la « lacca povera », qui permettait d'imiter les meubles en laqués chinois et japonais, très prisés à l'époque.

Le 29 mars mettra la peinture et les arts graphiques à l’honneur. Après la dispersion de gravures anciennes (10 h) et d’une sélection de dessins de maîtres anciens (11 h), le reste de la journée fera défiler les catalogues de tableaux de maîtres (14 h) et de peintures du XIXe siècle (16 h). L’œuvre La tentation de Saint-Antoine, signée par le peintre de la Renaissance flamande Jan Wellens de Cock, a fait une arrivée très opportune au sein du catalogue, puisqu’elle a été récemment découverte dans une collection privée. 

Parmi les autres lots clés, on retrouve Portrait de l'électeur saxon Frédéric le Sage, une huile sur bois réalisée en 1528 par Lucas Cranach l'Ancien et son atelier, ainsi qu'une scène de la vie de Don Juan, exécutée par le peintre baroque hollandais Jan van Noordt.

L’œuvre illustre le héros libertin et son adorée, Preziosa, lors de leur première rencontre. L’huile sur toile est sertie d’un étonnant cadre sculpté, jonché de scènes de chasse en relief.

L’ultime session de ces quatre jours de ventes débutera à 16 h, et mettra les peintures du XIXe siècle à l’honneur. Le peintre populaire Carl Spitzweg y sera représenté, avec l’œuvre The butterfly catcher (Botanist). Après des études en pharmacie, botanique, et chimie, Spitweg se consacre à la peinture en 1833, et reprend les thèmes qui l’ont passionné dans sa jeunesse de façon récurrente. Ici on peut apercevoir un chercheur en botanique, représenté de façon humoristique (l’artiste devient caricaturiste et humoriste entre 1843 et 1853). 

La collection du producteur de télévision Jef Rademakers, comprenant des œuvres du romantisme néerlandais et belge, a également rejoint le catalogue de la vente.  

L’œuvre Winter landscape by night with skaters and a "koek-en-zopie", d’Andreas Schelfhout, ainsi que la nature morte de David Emil Joseph de Noter, qui reprend le thème pictural hollandais du XVII siècle, seront deux autres lots notoires. 

Les deux peintres Oswald Achenbach et Carl Morgenstern, qui, comme beaucoup de leurs contemporains, ont visité la chaîne montagneuse des Apennins, nous offrent ici deux paysages italiens remarquables.

Cette vue de Venise baignée dans une lumière crépusculaire rose, réalisée par le peintre romantique Carl Morgenstern, sera vendue aux enchères aux côtés de ce paysage de campagne donnant sur le Mont Vésuve, d’Oswald Achenbach.

Le lot phare de cette ultime vacation n’est autre que la magistrale scène de guerre The Battle on the Bridge (ou Bataille sur le pont), de l’artiste symboliste suisse Arnold Böcklin. Illustrant l’affrontement entre les guerriers germaniques et les soldats de l’armée romaine, Böcklin a réalisé ce tableau d'après La bataille des Amazones de Pierre Paul Rubens. L’admiration de Böcklin pour le peintre baroque débute alors qu’il n’a que 20 ans, et qu’il aperçoit les œuvres du maître pour la première fois en Belgique.

Rendez pour quatre jours de ventes consécutifs chez Koller à Zurich, les expositions des ventes se tiendront à Düsseldorf du 13 au 14 mars, et à Zurich du 21 au 25 mars.  

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