Le 6e, le 7e ou encore le 8e arrondissement de Paris possèdent tous des galeries d’art qui ont forgé et forgent encore aujourd’hui l’identité historique et culturelle de la capitale.  Pourtant, depuis quelques années et au dire des galeries elles-mêmes, les visiteurs sont en berne.

Il faut dire que la période que nous vivons actuellement n’est pas facile. Entre les menaces terroristes, la croissance en berne, la météo catastrophique…tous ces éléments participent à refréner les amateurs d’art qui relèguent au second plan leurs achats. L’art, en temps de crise, n’est plus une priorité.

Pour venir à bout de cette baisse de fréquentation et de vente (et non d’intérêt, car le public est là), les galeries n’ont d’autre choix que de se réinventer. Aller de l’avant, comprendre les désirs des clients, faciliter l’accès au catalogue d’œuvres, renouveler les actualités, etc.

Sur le terrain, les galeries ont pris l'initiative de fédérer de plus en plus leurs forces pour attirer les collectionneurs à pousser leurs portes. C’est dans cette idée qu'ont été créés les "7 jours à Paris". Tel un salon à ciel ouvert, l'évènement a permis aux amateurs d'art d'avoir en un temps record un bel aperçu de la scène artistique.

Ces nouveaux projets permettent également de nouer un dialogue avec la nouvelle génération d’amateurs d’art qui n'ose pas toujours s'imposer dans les foires ou les vernissages.

Le projet des "7 jours à Paris" de rassembler les expoositions et autres évènements satellites sur toute une semaine est osé et louable. Saluons particulièrement l’initiative du Carré Rive Gauche qui a poussé l’idée jusqu’au bout en s’associant avec la jeune créatrice Emily Marant.

Le dynamisme de la jeune femme l’a conduite à ouvrir un café éphémère Quai Voltaire– Le Cercle des Dianes- qui sera ouvert tout l’été et dont la décoration intérieure allie l’ancien et le moderne avec brio.

Car le plus grand défi des galeries, c’est bel et bien cela aujourd’hui: concilier l’ancien avec le contemporain, parler au collectionneur averti comme au jeune novice, utiliser les nouvelles technologies pour continuer à faire vivre l’ancien.

Aujourd'hui, Internet est probablement l'évolution naturelle qui permettra aux galeries de s'adapter à la nouvelle génération amatrice d'art et désireuse de transparence.