Pontus Silfverstolpe sur scène au Art Market Day Pontus Silfverstolpe sur scène au Art Market Day

The Art Market Day, organisée par Le Quotidien de l’Art, était annoncée comme la première conférence européenne sur le marché de l’art. Pari tenu et relevé avec brio, puisque l’évènement a regroupé pour la première fois à Paris, plus de 300 professionnels de l’art issus de tous secteurs et pays. Assureurs, transporteur, auteurs, journalistes, commissaires-priseurs, artistes, tous étaient au rendez-vous pour assister à des tables rondes passionnantes qui ont abordé les enjeux du marché de l’art actuel, animées par des personnalités non moins captivantes.

« Ce n’était pas seulement une rencontre pour le marché de l’art "traditionnel", je pense que toutes les personnes présentes ont apporté leur contribution et ont ressenti qu'il était extrêmement bénéfique d'y avoir participé », Pontus Silfverstolpe

Georgina Adam et son panel d'intervenants sur « La blockchain dans le marché de l’art : que va-t-il vraiment se passer ? » Georgina Adam et son panel d'intervenants sur « La blockchain dans le marché de l’art : que va-t-il vraiment se passer ? », image par Barnebys

Un chaleureux discours de Bernard Blistène (directeur du musée national d’Art Moderne) a d’abord accueilli l’auditoire, pour être complété par une introduction de Frédéric Jousset (président de Beaux-Arts & Cie) et Fabrice Bousteau (directeur des rédactions de Beaux Arts Magazine et du Quotidien de l’Art).

C’est Barnebys, ou plutôt son créateur Pontus Silfverstolpe, qui a ouvert le bal en délivrant une présentation dynamique axée sur les mutations récemment observées au sein du marché de l’art et des enchères à l’heure du digital. Après une brève anecdote sur un chef-d’œuvre retrouvé d’Arcimboldo, Pontus a décortiqué les raisons et les facteurs qui poussent aujourd’hui le public à acheter aux enchères, soulignant l’importance pour une maison de ventes de digitaliser son activité pour pouvoir atteindre une audience plus large, qui privilégie principalement l’utilisation du smartphone.

Quels sont les facteurs importants lors d'un achat aux enchères? Image ©Barnebys Quels sont les facteurs importants lors d'un achat aux enchères? Image ©Barnebys

L’importance de l’image de marque dans le processus de vente a été mentionnée (en s’appuyant sur la vente évènement du Salvator Mundi par Christie’s en novembre dernier), avant d’offrir un aperçu sur le chemin (virtuel) parcouru par les utilisateurs avant la finalisation de toute transaction. Le côté technologique, inhérent au moteur de recherche que représente aujourd’hui Barnebys, a été souligné à coup d’exemples comme « Panda » et « Pingouin », des algorithmes développés par le géant Google afin d’améliorer la visibilité et le classement d’un site internet, composants que toute société menant une activité en ligne devrait prendre en considération.

Cheminement d'un utilisateur en ligne, depuis la découverte d'un objet jusqu'à la transaction finale, image ©Barnebys

Suite à un tour d’horizon sur l’appropriation des données diffusées sur la toile, Pontus Silverstolpe a soldé son intervention en décrivant le modèle Barnebys, agrégateur qui vise à construire une relation de confiance et à améliorer l’image de marque de ses partenaires. « Il est très clair que la révolution numérique, qui a paralysé l’industrie il a quelques années, représente aujourd’hui une part importante de notre vie quotidienne et professionnelle. La question c’est de savoir comment en tirer parti », déclare-t-il.

Actions de Barnebys sur le traffic généré pour ses partenaires, image ©Barnebys Actions de Barnebys sur le traffic généré pour ses partenaires, image ©Barnebys

Au programme du reste de cette journée de rencontre, des sujets d’actualité bouillants que les modérateurs invités sur scène, comme Georgina Adam, Flynn Giovanni ou Roxana Azimi, ont brillamment attaqué. La technologie blockchain, la problématique des restitutions, le développement des Marketplaces, jusqu’au rôle tenu par Instagram sur le marché de l’art, la conférence a offert à son public un panorama de sujets et d’intervenants on ne peut plus pertinents.

La France semble en passe de continuer son ascension, le marché s’extériorise enfin pour aller titiller les frontières de ses pays voisins (comme le confirme Martin Guesnet, directeur Europe d’Artcurial), si ce n’est même pour aller tenter l’aventure sur d’autres continents.

Roxanna Azimi et son panel d'intervenants sur « Gagner le monde depuis Paris », image by Barnebys Roxana Azimi et son panel d'intervenants sur « Gagner le monde depuis Paris », image par Barnebys

Selon Georgina Adam, qui a repris la parole en fin de journée pour clore l’évènement, le thème de la confiance, tout comme le facteur « humain », étaient au cœur de la majorité des débats et témoignent des inquiétudes, mais aussi des aspirations des professionnels qui se sont exprimés, et qui entendent bien maintenir un marché en bonne santé.

Le Quotidien de l’Art a délivré une conférence internationale et hétéroclite dont Paris avait grandement besoin. Le journal n’a pas manqué de relater sa réussite dans son édition du 7 novembre, avec un rapport complet que vous pourrez retrouver ici.

« The Art Market Day à Paris était un immense succès pour tous les participants et l’un des évènements les plus fructueux auxquels j’ai eu la chance d'assister », conclut Silfverstolpe.

Le Quotidien de l’Art annonce déjà le projet d’une édition 2019, un rendez-vous que Barnebys espère pouvoir honorer.

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