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Le second rapport Barnebys est le fruit d’une enquête menée auprès des utilisateurs de la plateforme en 2016 et en 2017, qui s’appuie sur l’analyse de 5 millions de lots vendus cumulant un montant de plus de 13 milliards d’euros, dans 22 pays différents.

En tant que moteur de recherche, les équipes ont également pu étudier les tendances comportementales de 16,4 millions d’utilisateurs en ligne, et ainsi définir le profil de chaque pays, selon des critères démographiques.

La rapport complet (en anglais) est disponible au téléchargement en fin d'article.

Image de marque, luxe, croissance digitale et fiabilité

Pour attirer de nouveaux clients et faire face à la concurrence, les maisons de ventes doivent surfer sur la vague digitale et adapter leurs services à une nouvelle génération d’utilisateurs.

« L’excellence digitale peut seule faire la différence pour les maisons de ventes aux enchères » Pontus Silfverstolpe

Christopher Barnekow et Pontus Silfverstolpe, fondateurs de Barnebys

L’image de marque

La notion de l’image de marque est de première importance. Les plateformes d’enchères en ligne connues qui cultivent avec soin leur image de marque confèrent un sentiment de sécurité aux utilisateurs et peuvent avoir un avantage sur les plateformes de particulier-à-particulier. Les clients de plus de 25 ans préfèrent acheter chez des maisons de ventes en ligne qui s’appliquent à promouvoir leur image de marque.

Il ne suffit plus de se reposer sur une simple présence en ligne et sans activité promotionnelle supplémentaire, il devient difficile d’attirer de nouveaux clients.

Montres et bijoux

Les montres et les bijoux sont les objets les plus demandés et les plus recherchés sur les sites d’enchères en ligne.

En France par exemple, la montre « Rolex » est le mot le plus recherché sur les plateformes d’enchères en ligne, suivi de « Fabergé́ », « Jaeger LeCoultre », « Cartier », « Omega » et « Bernard Buffet ».

Détail d'une Rolex Oyster Perpetual Submariner, image ©Fellows Détail d'une Rolex Oyster Perpetual Submariner, image ©Fellows

La croissance du marché des enchères

Les dépenses des consommateurs augmentent (entre 1 000 et 5 000 euros) de pair avec la croissance du marché.

D’un autre côté, on observe que les achats en dessous de 100 euros ont également augmenté avec un penchant les produits de consommation ou d’ameublement. Une preuve que le marché se diversifie et qu’une nouvelle génération d’acheteurs fait son apparition.

Le volume des ventes a considérablement augmenté entre 2016 et 2017 avec 28% de ventes en volume en 2016 contre 34% de ventes en volume en 2017.

Au total, 22% des ventes sont comprises entre 1 000 et 5 000 euros, avec une valeur qui est passée de 13,4% à 18,8% entre 2016 et 2017. Ces augmentations prouvent que les acheteurs font de plus en plus confiance dans le système d’achat aux enchères en ligne.

Distribution des volumes de ventes en 2016 et 2107, image ©Barnebys

L’excellence digitale

Les utilisateurs trouvent aujourd’hui la plupart des maisons de ventes aux enchères grâce à des recherches en ligne. L’excellence digitale est donc essentielle au développement du marché des enchères en ligne, sous peine de voir les consommateurs se déplacer vers d’autres marketplaces.

Les maisons de ventes doivent être à la pointe des nouvelles technologies et proposer des sites internet rapides, faciles d’utilisation et offrant une navigation fluide. Il s’agit de rendre l’expérience en ligne la plus souple et la plus transparente possible.

L’émergence de la navigation mobile, notamment chez les 18-35 ans joue un rôle majeur dans le processus de vente.

Desktop vs Mobile

On note que les plus de 45 ans dominent le marché des enchères et migrent vers le mobile plus rapidement que les 18-35 ans, qui eux, sont majoritairement repassés au desktop.

Les chiffres de 2017 montrent que 37 % des plus de 65 ans utilisent le mobile, contre seulement 14 % en 2016. Une augmentation également visible parmi les autres tranches d’âge : 55-64 ans sont passés de 23 à 43 % et les 45-54 ans de 32 à 40 %.

Utilisateurs mobiles et desktop par tranches d'âges, image ©Barnebys Utilisateurs mobiles et desktop par tranches d'âges, image ©Barnebys

Fiabilité

Dans l’expérience d’achat et de vente en ligne, la facilité d’utilisation et le paiement sécurisé se révèlent être des éléments clés. Du premier contact à la finalisation de l’achat, jusqu’à une livraison efficace, le parcours doit se faire sans encombre pour garantir la fidélisation d’un utilisateur.

Le plus important ? Que l’acheteur en ait pour son argent avec une qualité de service irréprochable.Pour les vendeurs, les critères les plus importants sont la facilité d’expédition de leurs articles, la présentation des objets avec des photos de qualité et l’avis d’experts.

Pour les maisons de ventes, le plus important est d’attirer des nouveaux clients et de choisir la meilleure stratégie digitale pour faire face aux concurrents.

France, un marché stable mais à fort potentiel

Pour Barnebys, la France est un marché à très fort potentiel. Lors de la dernière enquête de Barnebys en 2016, ce qui était frappant en France, c’était que presque la majorité des objets (49%) étaient achetés à l’étranger, indiquant que l’offre était beaucoup plus basse que la demande.

Auparavant, beaucoup de maisons de ventes n’offraient pas la possibilité d’enchères en ligne, mais depuis deux ans, les choses évoluent et la France montre un potentiel inexploité du marché.

Screen Shot 2018-05-31 at 16.31.34 Évolution des profils utilisateurs par âge entre 2016 et 2017, image ©Barnebys

La base de données de Barnebys montre qu’il y a de plus en plus de ventes en France. Plus de 70 % des recherches à travers la plateforme française viennent de la France elle-même ; 12 % de la Belgique ; la Suisse, le Royaume-Uni et les Etats-Unis représentent une petite mais importante clientèle attirée par le marché français.

L’acheteur type

Les données rapportent que l’acheteur français type est un homme d’environ 55 ans qui a pour préférence la photographie, la céramique, les montres de luxe, la décoration, les voyages et tout ce que touche à l’univers de Tintin.

Les dépenses se situent dans la tranche 100-500 euros, avec une médiane située à 320 euros. La médiane est assez basse car la concentration des achats est centrée sur des objets peu chers, même si les produits de luxe font cependant toujours l’objet d’une demande conséquente.

La valeur globale en France a presque doublé pour atteindre 400 millions d’euros.

Ces chiffres sont très encourageants pour les maisons de vente aux enchères françaises qui cherchent à accroître leurs ventes en ligne.

Points clés sur les cinq marchés principaux, image ©Barnebys Points clés sur les cinq marchés principaux, image ©Barnebys

Depuis 2016, Barnebys a lancé sa plateforme à Hong Kong, l’Espagne et l’Italie se sont quant à eux bien développés mais les cinq marchés les plus actifs couverts par Barnebys sont les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et la Suède. Les chiffres de l’analyse des cinq marchés principaux de Barnebys peuvent être découverts dans les pages 27 à 51 du Barnebys Online Auction Report.

Les femmes ont la côte

Parmi les catégories au fort potentiel de développement, Barnebys révèle que les posters vintage, lithographes, photographies et surtout, les œuvres d’art réalisées par les femmes sont à suivre de très, très près.

Pontus Silfverstolpe, co-fondateur de Barnebys, s’est penché sur l’impact direct de la montée de cette activité en ligne et de la démocratisation des ventes aux enchère a distance. Pas à pas, les utilisateurs en confiance se montrent prêts à dépenser des plus grandes sommes pour chaque achat.

Les recherches effectuées sur la plateforme Barnebys montrent que les utilisateurs sont attirés par des objets de plus en plus chers et que leur intérêt se tourne principalement vers l’art, la peinture, le dessin et le mobilier design.

Même si les recherches pour des œuvres d’art ou objets plus onéreux ne débouchent pas nécessairement sur un achat, c’est une preuve que les acheteurs intègrent progressivement l’idée d’une transaction au montant plus important faite en ligne.

Cecily Brown, « Skulldiver IV », 2006-07, image ©Cecily Brown et Gagosian,

Selon les données révélées par le rapport, on observe une augmentation de la demande pour les œuvres réalisées pas des femmes. Un secteur en pleine expansion et de toute évidence corrélé avec l’actualité du moment.

Parmi les artistes « à suivre », on trouve Jenny Saville, Cecily Brown, Joan Mitchell, Nathalie Djurberg, Petra Cortright, Cady Noland, Agnes Martin, Laura Owens, Yayoi Kusama, Njideka Akunyili Crosby et Barbara Kreuger.

Lisez notre article sur les 10 œuvres de femmes artistes les plus chères jamais vendues aux enchères.

Ce nouvel intérêt englobe les artistes contemporaines comme Jenny Saville, mais aussi les maîtres comme Georgia O’Keeffe ou Frida Kahlo. Pontus Silfverstolpe déclare que « l’histoire n’a pas offert beaucoup d’opportunités pour les femmes qui ont dédié leurs vies à l’art ou le design, on compte par conséquent moins d’artistes dont le talent a été reconnu, ce qui nous laisse avec une part du marché qui ne s’est pas beaucoup développé ».

Mais apparemment, la roue tourne. Les projecteurs se braquent sur des talents qui ont été laissés-pour-compte ou volontairement ternis pour des raisons politiques et sociales à l’époque. Comme les rétrospectives majeures dédiées à Mary Casatt à Paris ou Frida Kahlo à Londres, le mouvement se ressent jusque sur les plateformes d'enchères et espérons-le, les adjudications futures rendront justice aux femmes artistes au même titre que ces Messieurs.

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Retrouver le rapport complet ici :

Barnebys Online Auction Report « Tomorrow - The View from Today »

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