Les 23 et 24 septembre prochains, les Grandes Heures Automobiles auront lieu à l'autodrome de Linas-Montlhéry, plus vieil autodrome français. C'est ce lieu historique et cet événement en plein essor qu'Aguttes a choisis pour sa grande vente d’automobiles de la rentrée. Partenaire de l'évènement, la maison Aguttes  organisera la vente officielle lors de la journée du dimanche et fera passer des voitures d'exception sous le marteau de Maître Aguttes.

Inauguré en 1924, l'autodrome de Linas (Essonne) est la concrétisation du rêve d'Alexandre Lamblin, industriel du Nord de la France passionné de sports automobiles. Déclaré en faillite en 1926, l'autodrome est donné en gestion à des administrateurs publics et peut honorer sa vocation tout le XXème siècle durant, ou presque.

Autodrome de Linas-Montlhéry. Via Aguttes Crédit : Adolphe Conrath / Groupe Hommell

Témoin de nombreuses compétitions, de nombreux records ou d’essais par différents constructeurs, il est devenu un lieu mythique de l'automobile française. En 2014 est érigé le Pavillon 1924, en hommage à l'année de naissance du complexe désormais quasi-centenaire. C'est précisément au sein de ce pavillon qu'Aguttes organisera sa vente aux enchères.

Pavillon 1924, où Aguttes tiendra la vente officielle des Grandes Heures Automobiles Pavillon 1924, où Aguttes tiendra la vente officielle des Grandes Heures Automobiles

Parmi les lots phares de la vente, figure indéniablement une sublime Ferrari 250 GT Coupé Pininfarina. La première Ferrari 250, baptisée S en raison de sa vocation sportive, date de 1952. Suivront les modèles Mille Miglia, 250 Europa et 250 Europa GT, ce dernier marquant le vrai début des Ferrari 250 Grand Tourisme. Le modèle en vente, dessiné par le célèbre carrossier turinois Pinin Farina, date de 1960.

Une accélération de 0 à 100 km/h en 6’7, une vitesse de pointe de 240 km/h... les performances du coupé sont spectaculaires pour l’époque, même meilleures que celles de ses concurrentes, l'Aston Martin DB4 et la Jaguar XK. Ce modèle marque également les débuts de la fabrication standardisée chez Ferrari. En 1958, Ferrari inaugure sa première ligne d’assemblage et ce modèle, produit en 343 exemplaires, s'imposera comme le best-seller qui assurera la bonne santé financière de Ferrari au début des années soixante.

L'esprit du lieu ne pouvait que donner une allure sportive à la vente. Ainsi sont proposées de nombreuses voitures destinées à retrouver les pistes pour lesquelles elles ont été conçues.

Parmi celles-ci figure la légendaire Lotus Eleven Série 2.

Modèle fabriqué en seulement 270 exemplaires par Lotus entre 1956 et 1958, la Lotus Eleven est conçue pour les courses d'endurance et de sprint de petites cylindrées. C'est en 1957 qu'apparaît la Série 2, le modèle proposé ici, qui présente d'importantes améliorations du châssis.

S'inscrivant dans la parfaite tradition de la marque, la Eleven est légère et aérodynamique, ce qui lui valut de remporter la catégorie 1 100 cm3 au Mans en 1956 et 1957. Celle en vente compte d'ailleurs plusieurs participations au Mans Classic à son actif.

Faisons un saut d'un peu plus de trois décennies pour évoquer un autre bolide immanquable de cette vente : La Maserati 4200 Trofeo Light "Spirit of Houston". En 1998, Maserati, fraîchement repris par le groupe Fiat, sort la Maserati 3200 GT. Superbe, elle ne sera cependant pas homologuée sur le marché américain en raison de ses feux boomerang. Elle est remplacée en 2002 par la 4200 GT, qui elle marquera le grand retour de Maserati aux Etats-Unis.

Pour célébrer ce retour, Maserati construit deux versions "Light", une pour la concession de Washington et une pour la concession de Houston, qui courront aux 24 Heures de Daytona. Celle de la concession Houston n'est autre que celle en vente ici (d'où sa dénomination). Conduite par Anthony Lazzaro, Ralf Kelleners et Matteo Bobby, elle se classera à la onzième place du classement GT des 24 heures de Daytona 2004, et à la vingt-sixième place du classement général.

Renault 5 Turbo 2, Clio Maxi, Corvette C2 FIA, Lancia Fulvia 1600 HF… de nombreuses machines faites pour le circuit seront dispersées. Mais quittons la piste et admirons maintenant une autre merveille de la marque au Trident. D'abord appelée 3500 GT 2 Posti pour sa présentation au salon de Turin de 1963, elle sera rebaptisée pour devenir la Maserati Mistral.

Dessiné par Pietro Frua, ce modèle est unique parce qu'à cheval entre deux époques. La Mistral est le premier modèle à porter le nom d'un vent, le premier donc d’une longue lignée qui deviendra mythique (Bora, Merak, Khamsin...). Mais la Mistral est aussi le dernier modèle équipé du célèbre moteur à 6 cylindres en ligne à double arbres, qui fit la gloire de Maserati en Formule 1.

Juste avant la vente, les automobiles paraderont sur le circuit. Les potentiels acquéreurs pourront constater que les bijoux qu'ils convoitent sont en parfait état !

Soucieuse de diminuer drastiquement ses frais acheteurs, la maison Aguttes pratiquera un système de frais dégressifs en fonction des prix-marteau : 12% HT (sous les 300 000 euros), 10% HT (entre 300 001 et 1 000 000 euros), 8% HT (entre 1 000 001 et 4 000 000 euros) et 6% (au-delà de 4 000 000 euros). N'attendez plus !

Si, comme l’écrivit le peintre et poète Malcolm de Chazal dans Sens plastique, "La pensée voyage à la vitesse du désir”, gageons que le phénomène  se vérifie d’autant plus lorsque l'objet du désir est un bolide légendaire : nous ne saurions que vous souhaiter d’enchérir au rythme de vos envies, et, après deux ou trois accélérations d'enchère, l'automobile de vos rêves pourrait bien devenir la vôtre !

La vente se tiendra le 24 septembre au Pavillon 1924 de l'Autodrome de Linas-Montlhéry, à l'occasion de la troisième édition des Grandes Heures Automobiles. Retrouvez l'intégralité du catalogue ici.

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