Détail de mobilier, collection privée, image ©HVMC Détail de mobilier, collection privée, image ©HVMC

Avec près de 380 lots, HVMC emmènera les collectionneurs pour un beau voyage. Divisée en trois catégories comprenant Art d’Asie, Dessins et Tableaux anciens et Mobilier, cette vente de qualité se tiendra en deux vacations, l’une à 10 h, la seconde à 14 h 30.

Chine

Commençons sans plus attendre avec l’Art d’Asie, et plus particulièrement de Chine, avec une sélection remarquable de flacons tabatières. La tabatière apparaît en Chine durant la dynastie Qing, vers 1644, suite à l'augmentation de la consommation de tabac sur le territoire.

Ensemble de cinq flacons tabatières, image ©HVMC

La tabatière chinoise est une petite fiole qui sert à transporter et conserver le tabac à priser. Elle est dotée d’une petite spatule (généralement en ivoire) qui prolonge le bouchon et permet ainsi d’aller racler le tabac dans le flacon, avant de le déposer sur le pouce pour la prise.

Flacon tabatière de forme balustre en verre peint à l’intérieur, image ©HVMC Flacon tabatière de forme balustre en verre peint à l’intérieur, image ©HVMC

Cette tabatière en jade blanc, estimée entre 1 200 et 1 500 euros, représente un ensemble de coloquintes finement sculptées, ainsi qu’un bouchon en tourmaline. La tabatière est portée principalement par les gens de la haute-société, car ce sont les seuls qui ont les moyens de consommer cette denrée rare. La petite fiole devient alors plus qu’un simple objet utilitaire, elle devient un accessoire qui met en valeur celui ou celle qui la porte et sa fabrication minutieuse entre rapidement dans domaine de l’artisanat.

Tabatière tourmaline en jade blanc, image ©HVMC Tabatière tourmaline en jade blanc, image ©HVMC

Parmi d’autres merveilles de l’Empire du Milieu, des coupes libatoires en corne de rhinocéros finement décorées seront également présentées. Pour ces prodigieuses pièces d’artisanat, HVMC espère voir une adjudication allant de 15 000 (image gauche) à 30 000 euros (image droite). Les coupes libatoires étaient conçues pour les rites sacrés et servaient à répandre du vin ou un liquide quelconque en l’honneur d’une divinité. Souvent sculptés de personnages, de créatures ou de paysages, ces objets divins sont aujourd’hui, comme beaucoup d’autres pièces d’artisanat de chine, très prisés par les collectionneurs.

Coupes libatoires, image ©HVMC Gauche : coupe libatoire en corne de rhinocéros / Droite : coupe libatoire , image ©HVMC

Japon

Petit détour par le pays du Soleil levant avec une belle collection d’Inrô, aussi appelés Sagemono. Ces créations japonaises sont des petites boîtes, des contenants qui servaient à transporter les objets du quotidien comme argent, kit de calligraphie ou tabac. Le Sagemono est à l’origine conçu pour faire face à un problème pratique, il est accroché au Obi (ceinture) du traditionnel Kimono.

Image via Wikipedia Image via Wikipedia

Il devient par la suite un véritable objet d’art que les artisans s’efforcent de réinventer. Il se sécurise sous le Obi avec une cordelette, mais surtout grâce à un Netsuke, une sculpture miniature qui prend souvent la forme d’animaux du zodiaque ou de personnages de la vie quotidienne.

Inrô à quatre cases en laque ro-iro à décor en hiramaki-e, période Edo, image ©HVMC Inrô à quatre cases en laque ro-iro à décor en hiramaki-e, période Edo, image ©HVMC

Certains Sagemono, parmi ceux qui seront présentés par HVMC, sont dotés d’un Netsuke, comme cet exemplaire en bois naturel sculpté en relief qui présente un dragon passant au travers de nuages. Le Netsuke quant à lui, est en ivoire et comporte la signature « Okatomo ». L’estimation est fixée entre 1 500 et 2 000 euros.

Inrô en bois naturel sculpté en relief d’un dragon, Netsuke en ivoire sculpté d’un dragon, signature Okatomo, image ©HVMC Inrô en bois naturel sculpté en relief d’un dragon, Netsuke en ivoire sculpté d’un dragon, signature Okatomo, image ©HVMC

On observe également quelques beaux modèles de Thangka, dont l’estimation survole les 4 000 – 6 000 (pour le plus onéreux). Le Thangka est une peinture sur toile dérivé des traditions tibétaines, il représente généralement une divinité, des bouddhas ou des mandalas. Le terme « Thang Ka » signifie en tibétain « message enregistré ». Les pièces présentes chez HVMC remontent aux XVIIIe et XIXe siècles.

Tableaux et art ancien

Pour ce qui est des tableaux et objets d’art anciens, les collections privées de Monsieur X. et de Monsieur P. recèlent de vrais trésors, comme cette croix en ébène peinte sur les deux faces, datée aux alentours de 1620. Provenant de l’école de Séville, on y observe la Vierge couronnée par des anges sur un côté, et le Christ en croix de l’autre.

Croix en èbène, école de Seville, image ©HVMC Croix en èbène, école de Seville, image ©HVMC

Place à une incroyable toile de Dirck de Quade Van Ravensteyn datant de 1565-1620. Intitulée « Allégorie de la fertilité et des sens », l’œuvre est traitée dans le style raffiné de l’école pragoise et présente les couleurs nacrées caractéristiques des artistes de Prague. Dirck de Quade Van Ravensteyn est d’ailleurs l’un des peintres principaux de la cour de Rodolphe II, qu’il rejoint dès 1589.

Dirck de Quade Van Ravesteyn, (1565-1620), « Allégorie de la fertilité et des sens », image ©HVMC Dirck de Quade Van Ravesteyn, (1565-1620), « Allégorie de la fertilité et des sens », image ©HVMC

Un tantinet plus moderne, cette toile signée Adolphe Louis Gaussen passera sous le marteau de HVMC avec un prix de base de 15 000 euros. Gaussen (né en 1871) étudie aux Beaux-Arts de Marseille et devient rapidement une célébrité locale grâce à plusieurs expositions dans sa région. Il est connu pour avoir dépeint à de nombreuses reprises les plages et ports de la Côte d’Azur, et expose au Salon des Artistes Français (dont il est membre) à partir de 1893. « La plage du Prado à Marseille » est l’une des huiles sur toile caractéristiques de son œuvre.

Adolphe Louis Gaussen, (1871-1954), « La plage du prado à Marseille », image ©HVMC Adolphe Louis Gaussen, (1871-1954), « La plage du prado à Marseille », image ©HVMC

Mobilier

On termine avec le mobilier et cet exceptionnel bureau plat en marqueterie Boule. Datant du début du XVIIIe siècle, ce grand modèle présente des parties et contreparties d’ébène et cuivre, lesquels forment des arabesques qui rappellent celles de Berain. L’estimation est comprise entre 50 000 et 70 000 euros.

Exceptionnel bureau plat en marqueterie Boule, image ©HVMC Exceptionnel bureau plat en marqueterie Boule, image ©HVMC

Les lots 301 à 380 qui clôtureront la vente constituent le mobilier entier d’un appartement de prestige. On trouve parmi eux plusieurs objets d’art, du mobilier antique ainsi que des sculptures et statues en tous genres.

André AUCOC, (1856-1911), suite de quatre chandeliers en argent à trois bras de lumière, image ©HVMC André AUCOC, (1856-1911), suite de quatre chandeliers en argent à trois bras de lumière, image ©HVMC

Il y a encore beaucoup à voir au sein du catalogue, rendez-vous le 16 juin à 10 h à l’Hôtel des Ventes de Monte-Carlo pour en découvrir tous les secrets.

En attendant, retrouvez tous les objets de HVMC sur Barnebys !

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