Tianzhuo Chen fait partie de ces artistes chinois qui n'ont pas froid aux yeux. Dans un pays où la censure est quotidienne et la culture contrôlée par le gouvernement, Chen revendique une "imagerie colorée, grotesque et kitsch, dominée par les références visuelles directes à la drogue, à la vague hip-hop queer, à la culture de la rave londonienne, au butoh japonais, au voguing new-yorkais et à l'univers de la mode" comme le décrit très justement le Palais de Tokyo.

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Né en 1985, Chen évolue librement et facilement entre les mondes de la peinture, des installations, des performances et de la vidéo. Utilisant dans ses oeuvres des icônes, symboles ou talismans issus de diverses religions ou de sous-cultures jeunes, Tianzhuo Chen s'exprime comme il l'entend sur des sujets pourtant tabous en Chine.

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Robin Peckham, critique d'art pour Flash Art, dit de lui : « Chen se démarque dans le contexte chinois car il puise son inspiration dans les images de la culture populaire et des sous-cultures. Dès qu'il déniche une nouvelle tendance, il l'évoque dans ses travaux et les liens qu'il peut ainsi créer entre des sujets tels que la spiritualité, les boîtes de nuit, les dessins animés et les drogues rendent ces créations particulièrement intéressantes ».

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Chen a déjà participé à plusieurs expositions comme « Wawadoll is X'mas Data », organisée par la fondation K11 Art à Hong Kong ou encore « Eric Cartman's Loser Club », une exposition satellite d'Art Beijing 2013.

Dès mercredi 24 juin, il sera présenté lors d'une exposition au Palais de Tokyo qui lui est entièrement consacrée. Les visiteurs pourront y admirer une série d'œuvres qui n'ont jamais été rendues publiques, dont une performance avec l'artiste et danseur Beio et le collectif parisien House of Drama.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Palais de Tokyo. Bonne visite!

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