La République Démocratique du Congo (aussi appelée plus simplement RDC) est l'ancien Congo Belge (ex Zaïre). Elle est à ne pas confondre avec le Congo-Brazzaville (ex Congo français) située sur la rive droite du fleuve Congo.

La capitale de la RDC est Kinshasa, troisième ville la plus peuplée d'Afrique et véritable carrefour des civilisations. Ville cosmopolite accueillant de nombreux étrangers, Kinshasa contribue à la richesse et la diversité culturelles du pays.

Une peinture murale dans les rues de Kinshasa, RDC Image via congo-autrement.com Une peinture murale dans les rues de Kinshasa, RDC
Image via congo-autrement.com

On distingue dans l'art congolais deux grands mouvements artistiques: l'art traditionnel hérité de siècles d'histoire et de culture, et l'art moderne, né du fruit de la rencontre avec l'Occident.

L'art traditionnel congolais est particulièrement riche et varié. L’art Kuba, Tshokwe, Songye ou Pende font la fierté de différentes régions et ethnies du pays. Ils se distinguent dans des domaines aussi variés que la sculpture, la statuaire, le tissage, la céramique et la tapisserie.

Ancienne coiffe Léga Composée de tressage de raphia, cauris, perles, poils d'éléphant Galerie Toguna Ancienne coiffe Léga
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Cependant, il reste peu de pièces sur le sol congolais, bon nombre de pièces de valeur ayant été transférées pendant la colonisation au Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren, en Belgique.

Autre fait majeur: après l'indépendance, de nombreux Européens quittent le pays en emportant d'importantes collections et c'est ainsi qu'on retrouve peu à peu ces pièces sur le marché des enchères ou dans des galeries spécialisées.

Affiche publicitaire pour le Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren (1910) Affiche publicitaire pour le Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren (1910)

Il faut tout de même rappeler que la conservation d'œuvres d'art était autrefois inconnue en Afrique, les œuvres ayant des vocations presque toujours religieuses ou politiques. Paradoxalement, le fait que nombre de ces œuvres aient été conservées sur d'autres continents -notamment en Europe- a donc permis leur conservation.

"Femme agenouillée", Zombo en bois sculpté, R.D.C., fin XIXème-début XXème En vente chez Vanderkindere le 21 février 2017 "Femme agenouillée", Zombo en bois sculpté, R.D.C., fin XIXème-début XXème
En vente chez Vanderkindere le 21 février 2017

Le contact avec l’Occident a joué un rôle majeur dans le développement des arts africains, et l'art congolais ne fait pas exception. Au XXe siècle, la tradition artistique est bouleversée par l’usage de nouveaux supports et de nouveaux outils importés de pays d'Europe.

Malgré cela, les traditions et la culture congolaises ont su garder leurs singularités. Celles-ci ont particulièrement été bien mises en avant lors de la rétrospective Beauté Congo organisée en novembre 2015 à la Fondation Cartier à Paris.

Le commissaire de l'exposition, André Magnin, s'est réjouit de cette créativité congolaise prête à exploser au niveau international. "Pour moi, le Congo est diversifié, riche, créatif, fou, plein de joie. Il y a la fête, une musique extraordinaire. C’est là où l’on danse et se sape. Kinshasa est un pays assez dingue" s'enthousiasme Magnin dans une interview à RFI.

Chéri Samba, La vraie carte du monde, 2011 Acrylique et paillettes sur toile, 200 x 300 cm Collection Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris photo © Florian Kleinefenn © Chéri Samba Chéri Samba, La vraie carte du monde, 2011
Acrylique et paillettes sur toile, 200 x 300 cm
Collection Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris
photo © Florian Kleinefenn © Chéri Samba

Chéri Samba, figure emblématique de l'art contemporain congolais, exprimait sa fierté et sa joie de prendre part à cet évènement: "Les jeunes artistes exposés ici m’impressionnent. Je suis fier. La relève est assurée."

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