À quelques jours de l'inauguration de Donald Trump, le mouvement #J20 Art Strike appelle à la fermeture des musées, des théâtres, des galeries, des salles de concert, des studios, des écoles d'art et des associations caritatives.

Image: #J20ArtStrike Image: #J20ArtStrike

La pétition, qui comprend plus de 80 signatures dont Cindy Sherman, Richard Serra ou encore Allora and Calzadilla, stipule: "Nous, artistes et critiques, appuyons l'appel à la grève de l'art le vendredi 20 janvier 2017, jour où Donald Trump assumera la présidence des États-Unis. (...) Nous considérons la grève de l'art comme une technique parmi d'autres pour lutter contre la normalisation du "trumpisme" - un mélange toxique de suprématie blanche, de misogynie, de xénophobie, de militarisme et de domination oligarchique."

Si vous exercez la profession de critique d'art ou d'artiste, vous pouvez vous-aussi participer au mouvement en vous inscrivant via le formulaire #J20.

Une manifestation contre Trump le 12 novembre 2016 à New York Image: courtesy Yana Paskova/Getty Images. Une manifestation contre Trump le 12 novembre 2016 à New York
Image: courtesy Yana Paskova/Getty Images

Le mouvement ne fait cependant pas l'unanimité dans le monde de l'art et des artistes s'insurgent contre l'utilité d'une grève généralisée des institutions culturelles.

Par exemple, Mary Jo Karimnia, une artiste de Memphis dans le Tennessee, s'interroge: "L'idée est intéressante, mais expliquez-moi pourquoi je ne devrais pas rester dans mon studio et continuer à créer du matin jusqu'au soir... Qu'est-ce que vous entendez exactement par "descendre dans la rue"? Comment pensez-vous qu'une fermeture des institutions culturelles aura un effet sur l'administration de Trump?"

À part un boycott du futur président des États-Unis, la proposition #J20 ne propose en effet aucune mesure concrète du monde de l'art et de la culture. Son efficacité reste donc à prouver.

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