Ettore Spalletti, peintre et sculpteur italien, n'a pas fini de nous étonner. Né en 1940, cet artiste italien proche du mouvement de l’Arte Povera bouleverse les codes de l'art minimaliste. Derrière ses toiles et ses sculptures d'une apparente simplicité, on découvre un travail approfondi autour de la couleur et de la géométrie.

Ses oeuvres ont été largement exposées en Europe et dans le monde, que ce soit au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (1991), au Guggenheim de New York (2004) ou encore lors de la Documenta de Cassel (1982 et 1992) ou la Biennale de Venise (1982, 1993, 1995 et 1997 où il a représenté l’Italie).

Portrait d'Ettore Spalletti Image: Courtesy de l'artiste et de la Galerie Lelong Portrait d'Ettore Spalletti
Image: Courtesy de l'artiste et de la Galerie Lelong

Ses oeuvres, portées par des surfaces ouvertes et lumineuses, ont toutes des couleurs plus subtiles les unes que les autres. Les coloris pastels et les formes géométriques simples (cercle, carré, pentagone) procurent au regard un sentiment durable de calme et d’apaisement.

Grâce au remarquable accrochage de la Galerie Marian Goodman, les peintures et sculptures se reflètent les unes dans les autres et donnent au spectateur un bel aperçu de l'ensemble du travail de Spalletti. En fonction de la luminosité et de leur emplacement, les oeuvres prennent vie différemment comme avec ce magnifique dégradé de peintures sur papier.

Blu, carta, 1974-2016 Carta, grigio azzurrato, 1974-2016 Carta, eco, 1974-2016 Rosa, carta, 1974-2016 Celeste, carta, 1974-2016 Image: Barnebys Blu, carta, 1974-2016 / Carta, grigio azzurrato, 1974-2016 / Carta, eco, 1974-2016 / Rosa, carta, 1974-2016 / Celeste, carta, 1974-2016
Image: Barnebys

Ettore Spalletti rivalise d'ingéniosité dans ses oeuvres. D'infimes détails viennent chambouler le spectateur qui ne s'attend pas à être surpris par une oeuvre minimaliste. Certaines de ses peintures, dont le contour doré fait office de cadre, sont surprenantes de modernité et d'intelligence. Pas besoin d'encadrement ou de support, l'oeuvre se suffit à elle-même.

Azzuro, 2015 Image: Barnebys Azzuro, 2015
Image: Barnebys

Coup de coeur de l'exposition: une monumentale toile bleue azur placée horizontalement, tel l'horizon sans fin de la mer. Emplissant complètement une des salles de la galerie, l'oeuvre comprend un unique élément, un gros oeuf blanc, placé à même la toile bleue.

Ettore Spalletti, Lago, 2016 Image: Barnebys Lago, 2016
Image: Barnebys

Cette couleur monochrome très pure, Spalletti la maîtrise parfaitement. S'inspirant des paysages de la province de Pescara où il travaille toujours, ses oeuvres aux surfaces polies et lumineuses procurent un sentiment de calme et d’apaisement.

Ettore Spallietti, "Every dawn, is first / Ogni alba, è la prima", Galerie Marian Goodman de Londres, du 28 avril au 4 juin 2016.

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