La villa Poiret est un véritable chef-d'œuvre architectural du début du XXe siècle. Construite en 1923 par l'architecte Robert Mallet-Stevens pour le couturier Paul Poiret, elle s'étend sur une superficie de 600 m2.

Cette villa classée est considérée comme un chef-d'œuvre du Mouvement moderne en France. Mise à prix à 1,2 millions d'euros, elle a été vendue aux enchères ce mercredi 6 janvier au tribunal de grande instance de Versailles pour 2 millions d'euros.

Image via lefigaro.fr Image via lefigaro.fr

La vue depuis la Villa Poiret Photo: courtesy Patrice Besse La vue depuis la Villa Poiret
Photo: courtesy Patrice Besse

Tel un grand paquebot dominant la Vallée de la Seine, le grand bâtiment blanc de la Villa Poiret s'impose de loin. Composée de trois niveaux qui s'emboîtent entre eux tels des Legos, la maison présente de larges fenêtres qui baignent l'intérieur de lumière naturelle.

Photo: courtesy Patrice Besse Photo: courtesy Patrice Besse

Screen-Shot-2013-05-12-at-4.35.32-PM-600x365 Photo: courtesy Patrice Besse

cbfe73666d97bded0e95252b696d0924 Photo: courtesy Patrice Besse

Avec ses angles droits, ses pontons circulaires et son patio, elle est un formidable exemple du style architectural de Mallet-Stevens.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que la maison a eu un destin mouvementé. Pour commencer, elle n'a jamais été habitée par son commanditaire Paul Poiret!

Le couturier Paul Poiret en 1924 à Londres Image via agnautacouture.com Le couturier Paul Poiret en 1924 à Londres
Image via agnautacouture.com

En 1921, le couturier Paul Poiret, dont on dit qu'il a libéré les femmes du corset, veut faire construire une maison de campagne pour y loger sa famille. Il songe tout d'abord à faire appel à l'architecte Auguste Perret, puis se tourne vers Mallet-Stevens. Le chantier débute en 1922 mais, un an et demi plus tard, il est à l'arrêt, faute d'argent. Fin 1929, la maison de couture Poiret fait faillite et la villa reste inachevée.

En 1933, la comédienne Elvire Popesco rachète et termine la villa, qu'elle habitera jusqu'à sa mort en 1985.

Image du dessinateur Delius Image du dessinateur Delius

Commence alors une nouvelle période trouble pour cette villa. Elle est revendue plusieurs fois à divers acquéreurs privés. Au fil du temps, la villa se dégrade. Faute de moyens, l'État décline le rachat, avant de l'inscrire à l'inventaire des monuments historiques. Ses propriétaires actuels, endettés, sont obligés de la vendre.

Screen-Shot-2013-05-12-at-4.33.51-PM-600x363 Photo: courtesy Patrice Besse

La villa a été proposée à la vente en trois lots: deux concernent des terrains et démarrant à 10 000 € chacun; le troisième comprennt la villa, son parc et la piscine.

Commentaires