Son oeuvre photographique a le goût de l'élégance, de la simplicité et de l'évidence. Jonglant entre tous les milieux sociaux, l'oeil affuté, James Barnor garde le regard rivé sur ses semblables.

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James Barnor, Breakfast with Roy Ankrah aka “The Black Flash”, Accra, c. 1952–53.
© Autograph ABP

Depuis son studio "Ever Young" à Accra, le photographe est le témoin d'une société ghanéenne mouvante, acquérant son indépendance en même temps qu'une trépidante envie d'en découdre avec l'ère coloniale. C'est à ce moment-là, que James Barnor entreprend son oeuvre singulière, et décide de capturer l'éloquence de l'air du temps.

L'apprentissage de la photographie couleur, à la fin des années 1950 à Londres, permet à James Barnor de grandir son oeuvre, de la retoucher, de l'affiner et de lui apporter une certaine légèreté, à l'image des robes hautes en couleur de ses modèles pour le magazine Drum,"Africa's leading magazine".

James Barnor Drum Cover Girl Erlin Ibreck, London, 1966  © Autograph ABP James Barnor
Drum Cover Girl Erlin Ibreck, London, 1966
© Autograph ABP

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Drum Cover Girl Marie Hallowi, Kent, 1996
© Autograph ABP

Troupes de comédiens, pasteurs, boxeurs poids plume, policières, ministres et entraîneurs sportifs : la palette des personnages photographiés offre un joyeux kaléidoscope de deux pays, le Ghana -ancienne Côte de l'Or- et la Grande-Bretagne, en pleine métamorphose.

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Selina Opong, policewoman #10
© Autograph ABP

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Untitled #7, Accra
© Autograph ABP

Au sein d'espaces citadins dans les rues de Londres ou d'Accra, ou de mises en scène sur fonds peints à la main, James Barnor allie avec grâce scènes intimes, presque spontanées, prises sur le qui-vive -comme la Fête du Youth Development Club Party- avec spectacles plus sophistiqués, au décor choisi, au cadrage précis et à la mise en scène méticuleuse.

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Mike Eghan at Piccadilly Circus, London édition
© Autograph ABP

Quel semble être le point commun entre tous ces instantanés ? La franchise des regards. Autant de points d'ancrage, de reflets de la sincérité de la démarche, et certainement miroirs de la bienveillance de l'homme qu'ils ont face à eux.

En octobre, James Barnor était exposé à la Galerie Clémentine de la Feronnière à Paris. Achetez ici le catalogue de l'exposition.

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