Le Journal des Arts du 4 septembre dernier publiait un article révélateur de la bonne santé du marché français des enchères.

Avec Christie's en tête, les 10 maisons de ventes leaders affichent une hausse de 20 % du chiffre d'affaires total par rapport à l'an dernier.

Source: le Journal des Arts Source: le Journal des Arts

C'est une année historique pour Christie's qui souffle la première place à son éternel concurrent Sotheby's. Une petite victoire pour Edouard Boccon-Gibod, nommé nouveau directeur général en décembre dernier. "Nous avons très bien su vendre des "œuvres sourcées" tant en France qu'à l'extérieur. (...) Notre bond en avant est aussi dû à des ventes bien intégrées dans le calendrier du marché de l'art français, comme lors du salon du dessin par exemple" commente Boccon-Gibod au Journal des Arts.

Le trio de tête, composé des trois leaders Christie's, Sotheby's et Artcurial, pèse lourd puisqu'il représente à lui seul 355 millions d'euros (+18,3 %).

Les bureaux parisiens de Christie's, Sotheby's et Artcurial Les bureaux parisiens de Christie's, Sotheby's et Artcurial

Artcurial occupe une belle troisième place notamment grâce aux excellents résultats de son département "automobiles de collection", dont la croissance a été portée par le succès de la Collection Baillon et de la vente de Rétromobile qui a totalisé 45,5 millions d'euros.

Osenat fait une entrée remarquée dans le top 10 des maisons de ventes françaises. La maison de ventes de Fontainebleau, surfant sur l'incroyable vente Bonnard et le succès répété des ventes Empire, atteint les 15 millions d'euros de chiffre d'affaires au premier semestre 2015, soit un bond de 82,9% par rapport à 2014.

Aguttes réalise également une belle ascension, passant de la septième à la quatrième place. Des collections prestigieuses, ainsi que des oeuvres importantes (deux oeuvres du peintre franco-chinois Sanyu ont rapporté plus de 8 millions d'euros) ont fortement contribué au succès de la maison.

Tajan, Millon et Cornette de Saint Cyr se maintiennent dans le peloton avec des progressions comprises en 4% et 12% pour ce premier semestre 2015.

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Les plus grosses déceptions concernent Piasa qui enregistre une baisse de 5,9% par rapport à 2014 ainsi que Drouot, qui continue sa chute libre. Totalisant 192 millions d'euros contre 221 millions au premier semestre 2014, l'hôtel des ventes peine à se maintenir après le départ de trois acteurs clés.

Le directeur général de Drouot Olivier Lange tempère néanmoins ces chiffres: "Si l'on soustrait du total les bilans de Piasa, Cornette de Saint-Cyr et Tajan, qui nous ont quittés depuis, la baisse réelle n'est que de -5,8 %, un chiffre constant, qui correspond à une baisse du produit moyen des ventes s'expliquant par le fait qu'un segment du marché est un peu touché: les ventes classiques, soit notre cœur de métier."

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