Palais Tsarskoye Selo Turquoise Loquet avec surprise poule - Droits d'image Fabergé.com Palais Tsarskoye Selo Turquoise Loquet avec surprise poule - Droits d'image Fabergé.com

La maison est fondée en 1842 par Gustav Farbergé, un russe d’origine française issu d’une famille protestante. Il ouvre sa première bijouterie à Saint-Pétersbourg et propose des pièces d’une élégance rare en or et pierres précieuses, qui deviennent vite un succès auprès de l’aristocratie russe. C’est son fils, Pierre-Carl Fabergé, qui fait de la maison l’emblème qu’elle est aujourd’hui. La famille impériale de Russie est alors interpellée par le succès que rencontre les créations de Pierre-Carl et nomme la maison Fabergé "orfèvre par nomination spéciale à la couronne impériale".

Gustav et Sharlotta Fabergé Gustav et Sharlotta Fabergé

Cette relation entre la famille royale et le joaillier dure jusqu’au XXe siècle et c’est sous le règne d'Alexandre III que le premier oeuf Fabergé voit le jour. Pierre-Carl use de ses talents et crée un oeuf comme cadeau pour la jeune épouse du Tsar.

Connu sous le nom d'œuf à la poule, le cadeau du tsar est en or, sa coquille blanche opaque émaillée s'ouvre pour révéler sa première surprise, un jaune d'or mat qui contient lui-même une poule en or qui s'ouvre également.

Premier oeuf de Fabergé, conçu pour Maria Fedorovna, femme du Tsar Alexandre III "L'Oeuf à la Poule", Premier oeuf de Fabergé, conçu pour Maria Fedorovna, femme du Tsar Alexandre III

Dans les pays de l’Europe de l’Est, la tradition veut que les chrétiens orthodoxes ont interdiction de manger des oeufs pendant le carême. Les oeuf qui ne sont donc pas consommés sont vidés et peints pour décorer la maison.

Rien n’est assez beau pour orner un oeuf Fabergé, Pierre-Carl usant de pierres précieuses, de perles, de métaux précieux se surpassant dans ses créations. Au fil des années, il produit une série de 50 oeufs pour la femme et la mère du Tsar, ce qui correspond au montant total jamais réalisé.

L'oeuf du Palais Gatchina, 1901, présent du Tsar à sa mère L'oeuf du Palais Gatchina, 1901, cadeau du Tsar à sa mère

Le destin tragique de la famille royale entraîne la chute de la maison Fabergé en 1917 lors de la révolution bolchevique. Les ateliers Fabergé sont nationalisés et convertis en fabriques d'armes de guerre, et la famille Fabergé se réfugie en Suisse. Une partie de la collection des œufs impériaux est vendue à l'étranger afin d'obtenir des devises étrangères. Seulement 43 des oeufs ont survécu à la Révolution bolchévique.

Les oeufs Fabergé aux enchères

Les prix des oeufs et autres bijoux conçus par Fabergé atteignent des sommets et de nos jours, la valeur des oeufs Fabergé réside surtout dans leur provenance et leur rareté. Lors de leur apparition dans les salles de ventes, des décennies plus tard, les prix des oeufs adjugés battent de nombreux records.

On se souvient de "L’oeuf de l’Hiver", offert par le tsar russe Nicolas II à sa mère à l'occasion des fêtes de Pâques de 1913, et vendu à New-York en 2002 pour 10,7 millions d’euros. Un record absolu pour un oeuf Fabergé. Constitué de deux blocs de cristal de roche sertis de fins diamants, l'oeuf s'ouvre sur une corbeille d'edelweiss

L'Oeuf de l'Hiver L'Oeuf de l'Hiver

Pièce d’un originalité sans conteste, l'"Oeuf à l’oranger" de 1911 fut offert par le tsar Nicolas II à sa mère, l'impératrice douairière Maria Fedorovna. L'objet fut proposée en 20014 chez Sotheby's et était alors estimé à 12,5 millions d’euros. Elle fut achetée par le milliardaire russe Victor Vekselberg qui a racheté la collection de 180 pièces contant neuf œufs à la famille Forbes.

"Oeuf à l'oranger" de Pâques 1911, musée Fabergé à Saint-Pétersbourg "Oeuf à l'oranger" de Pâques 1911, musée Fabergé à Saint-Pétersbourg

En 2007, l’oeuf de Rothschild Fabergé de 1902 est acheté par le collectionneur Alexander Ivanov pour la somme de 12,5 millions d’euros. Cette pièce d’exception fait partie de l’un des 50 oeufs impériaux et provient directement de la famille Rothschild sans jamais être passée sur le marché ou même vue par le public.

L'oeuf Rothschild Fabergé L'oeuf Rothschild Fabergé

Enfin, l’Oeuf en émail bleu à nervures, conçu en 1887, est mis en vente en 2014. Il s'agit sûrement d'une des œuvres les plus remarquables aussi bien pour sa complexité mécanique qu’esthétique. L'oeuf présente la particularité de contenir une horloge Vacheron-Constantin. Une pièce magnifique qui part chez un collectionneur pour la somme de 24 millions d’euros, un nouveau record pour Fabergé.

L'oeuf à l'horloge Vacheron-Constantin - Image privateedition.co.za L'oeuf à l'horloge Vacheron-Constantin - Image privateedition.co.za

Il est possible aujourd’hui de trouver aux enchères des oeufs Fabergé pour une somme moindre, comme le montre ici la vente de cet extraordinaire Oeuf musical Fabergé bleu cobalt, dont l’estimation survolait les 3 200 euros.

L'oeuf musical de Fabergé L'oeuf musical de Fabergé

En 2007, le nom Fabergé est racheté avec l’accord de l'arrière-petite-fille de Pierre-Karl, Tatiana. L'artiste joaillier français Frédéric Zaavy préside aux nouvelles créations, en veillant à préserver l’esprit du fondateur. En 2010, s’inaugure à Genève la première boutique Fabergé depuis 1915, pour une présentation de cent créations de haute joaillerie.

La fabrication des célèbres pièces se poursuit et en 2015, la maison crée un nouvel oeuf. Après 18 mois de labeur, "L’oeuf de perle" Fabergé voit le jour. Il est orné de 139 perles fines, 3 300 diamants et autres pierres précieuse. Sa valeur s’estime à 2 million d’euros.

L'oeuf Fabergé à la perle, 2015 L'oeuf de perles Fabergé, 2015

On trouve sur le marché des enchères d’autres objets de la maison russe aux prix plus abordables, comme cette bague estimée à 1 700 euros, ou ces élégants sous-verres à café estimés à 5 000 euros. Une autre façon d'acquérir un peu d'histoire.

Bague Fabergé, Pierre de lune, email et diamants Bague Fabergé, Pierre de lune, émail et diamants

Elegants sous-verres à café Fabergé Elégants sous-verres à café Fabergé en argent finement ciselé

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