L'année est donc marquée par une progression de 20% du produit des ventes publiques au niveau mondial avec un montant total réalisé de 14,9 milliards de dollars contre 12,45 milliards en 2016, une croissance mesurée de +9% au premier semestre et de +32% au second semestre. Il s'agit d'une année en pleine progression, toutefois loin des 18,5 milliards de dollars records décrochés en 2011.

Selon le rapport d'Artprice, le chiffre d’affaires du marché mondial de l’art a fait un saut de +456% en vingt ans. Les progressions ont été principalement enregistrées aux Etats-Unis et en France, s’expliquant notamment par de nouveaux collectionneurs d’Asie et du Moyen-Orient qui comptent désormais comme clients actifs des salles des ventes.

A Londres, la vente de la peinture « Salvator Mundi » de Léonard de Vinci a atteint 450 millions de dollars A Londres, la vente du Salvator Mundi de Léonard de Vinci a atteint 450 millions de dollars en novembre 2017

« Le Marché de l'Art depuis l'an 2000, soit 17 ans d'observation, a fait preuve d'une maturité à toute épreuve, commente Thierry Ehrmann, fondateur d'Artprice. Durant ces 17 années, le Marché de l'Art a su effectuer des corrections salvatrices évitant son effondrement face à la crise financière, s'érigeant en valeur refuge, sans constituer pour autant une bulle spéculative. »

Le marché des enchères en France quant à lui a réalisé en 2017 le deuxième meilleur résultat de son histoire avec 784 millions de dollars d’adjudications. La France, en 4ème position, représente donc 5,3% du chiffre d'affaires global et est en hausse de +35%. Cependant, cette croissance provient essentiellement des sociétés de ventes aux enchères anglo-saxonnes Christie's et Sotheby's, qui ont respectivement affiché une croissance de +58% et +35% à Paris.

Christie's, Sotheby's et Artcurial dominent toujours la scène hexagonale avec 65% du produit d'adjudication et comptent pour 9% du nombre de transactions.

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