Le quartier des Beaux-Arts est indéniablement le repère parisien de tous les passionnés d’arts premiers. Depuis 2002, ce quartier historique de Paris est l’hôte de Parcours des mondes, dont c’est la seizième édition cette année.

Pendant une semaine, les galeristes installés à demeure accueilleront leurs confrères du monde entier, spécialisés comme eux dans les arts d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques.

Statuette d’ancêtre Paki – Galerie Alain Bovis, Figure de pouvoir – Galerie Dimondstein Tribal Arts, Tiki – Galerie Finch & Co. Via Catalogue PDM 2017 Statuette d’ancêtre Paki – Galerie Alain Bovis, Figure de pouvoir – Galerie Dimondstein Tribal Arts, Tiki – Galerie Finch & Co. Via Catalogue PDM 2017

Parcours des mondes réunira 67 exposants, qui tous proposeront un projet artistique intime. Chaque galeriste disposera d’un espace d’exposition qu’il pourra pleinement investir. Des œuvres de qualité (un comité consultatif d'experts y veille), une scénographie travaillée et un quartier à l'esprit particulier : tous les ingrédients sont réunis pour vibrer.

Certains exposants, vingt-sept, proposeront une exposition thématique. L’une de ces expositions thématiques, Le lion et la perle (du nom de la pièce du dramaturge Wole Soyinka), fut imaginée par le président d’honneur de l’édition, Javier Peres. Inédite, elle marque l’arrivée de l’art contemporain à Parcours des mondes. En effet, l’exposition réunira des pièces nigérianes sélectionnées chez les exposants et des œuvres d’art contemporain directement issues de la collection personnelle de Javier Peres. Établir un dialogue entre arts primitifs et art contemporain, telle est l’ambition de Le lion et la perle, qui se situera à l’Espace Tribal Art Magazine.

 

L’art contemporain fait son entrée au Parcours des mondes. Muriel Moreau, Chapeau (2016). Via Catalogue PDM 2017 L’art contemporain fait son entrée au Parcours des mondes. Muriel Moreau, Chapeau (2016). Via Catalogue PDM 2017

De nombreux événements auront lieu à l’Espace Tribal, notamment la présentation du livre Tapa, de l’écorce à l’étoffe, mercredi 13. TAPA, association polynésienne soutenue par la délégation de la Polynésie française et partenaire de Parcours des mondes, proposera d’ailleurs une exposition-vente au centre culturel du Crous de Paris.

 

Via Catalogue PDM 2017 Tapa, de l'écorce à l'étoffe. Via Catalogue PDM 2017

De la rue des Beaux-Arts à la rue Guénégaud, en passant par les rues de Seine, Visconti, Jacques Callot et Mazarine, des chefs d’œuvre inconnus d’Afrique, d’Asie ou d’Océanie côtoieront des œuvres ethnographiques plus abordables. Ainsi, les collectionneurs à la recherche d’une œuvre exceptionnelle tout comme les visiteurs curieux sont invités à déambuler d’une galerie à l’autre pour découvrir les univers proposés par chacune.

Robe de type Attush – Galerie Thomas Murray, Coiffe de plumes rouges Defalim – Galerie Serge Schoeffel, Kantha – Galerie Jonathan Hope. Via Catalogue PDM 2017 Robe de type Attush – Galerie Thomas Murray, Coiffe de plumes rouges Defalim – Galerie Serge Schoeffel, Kantha – Galerie Jonathan Hope. Via Catalogue PDM 2017

D’année en année, l’engouement pour ce salon est plus net encore. La qualité des expositions est remarquée et la diversité des œuvres exposées est fort appréciée. En plus de ces raisons dont peuvent se féliciter les organisateurs de Parcours des mondes, l’événement profite d’une dynamique actuelle plus générale : l’intérêt pour les arts premiers va grandissant.

D’abord, le marché de l’art des arts premiers est en pleine forme. Ensuite, côté grand public, les expositions qui explorent les ponts entre l’art européen et ces arts dits lointains rencontrent un franc succès. En témoigne celui de l’exposition Picasso Primitif, qui s’est achevée en juillet dernier au musée du quai Branly – Jacques Chirac.

Ainsi, la fréquentation du salon est chaque année plus importante et plus internationale.

Coupe – Galerie Philippe Ratton, Masque – Galerie Tomaso et Gerolamo Vigorelli, Bouclier de guerre – Galerie Kevin Conru. Via Catalogue PDM 2017 Coupe – Galerie Philippe Ratton, Masque – Galerie Tomaso et Gerolamo Vigorelli, Bouclier de guerre – Galerie Kevin Conru. Via Catalogue PDM 2017

Parcours des mondes débutera le 12 septembre par un vernissage. Du 13 au 16, les galeries participantes seront ouvertes de 11h à 19h, excepté le jeudi 14, soir de nocturne, où elles fermeront à 21h. L’événement se clôturera le dimanche 17, à 18h.

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