L'un des murs repeints de Karachi Credits: ASIF HASSAN (AFP) L'un des murs repeints de Karachi
Credits: ASIF HASSAN (AFP)

Ce projet, mené par l'organisation caritative I am Karachi et financé par l'agence de développement américaine USAID, est une première pour la ville.

Karachi, capitale économique du Pakistan, a été ces dernières années le théâtre d'affrontements communautaires violents et de rivalités politiques, ethniques et sociales très importantes. Aujourd'hui, les habitants (ils sont plus de 20 millions) sont lassés de cette image misérable qu'a endossé malgré elle leur ville.

Pour faire oublier le chaos urbain, de jeunes artistes locaux sont bien décidés à les changer avec le projet: "Imaginons à nouveau les murs de Karachi".

Une professeure de peinture Nooryya Shaikh Nabi (d) et sa fille Gaiti Ara terminent une peinture de rue à Karachi, le 31 mai 2015 © AFP ASIF HASSAN Une professeure de peinture Nooryya Shaikh Nabi (d) et sa fille Gaiti Ara terminent une peinture de rue à Karachi, le 31 mai 2015
© AFP ASIF HASSAN

"Nous travaillons ensemble pour reprendre la ville, en nous réappropriant ses murs inondés de graffitis de haine", explique Norayya Shaikh Nabi, professeur d'art plastique à l'Ecole d'art et d'architecture.

Comme 200 autres peintres, artisans et ouvriers impliqués dans le projet, Norayya a un ambitieux dessein: repeindre les murs de 1 600 places publiques de la mégalopole pakistanaise.

Des artistes peignant dans le cadre du projet  Credits: ASIF HASSAN (AFP) Des artistes peignant dans le cadre du projet "Imaginons à nouveau les murs de Karachi"
Credits: ASIF HASSAN (AFP)

"C'est important pour la société de rester en contact avec l'art et la musique, qui sont malheureusement en déclin dans notre culture" explique Munawar Ali Syed, qui mène l'équipe des tagueurs.

Une famille pakistanaise passe dans une rue de Karachi dont les murs sont ornés de peintures Credits: ASIF HASSAN (AFP) Une famille pakistanaise passe dans une rue de Karachi dont les murs sont ornés de peintures
Credits: ASIF HASSAN (AFP)

Outre l'effet de surprise provoqué par les graffitis et de la transformation de l'espace public, les porteurs du projet espèrent à long terme contribuer à installer un climat propre à adoucir les mœurs et éloigner les violences.

Quoi qu'en pensent les gens, Munawar demeure confiant: "Je crois que ce projet donnera de bons résultats à long terme. Car lorsque l'environnement qui vous entoure est positif, votre comportement devient positif et des changements importants s'opèrent dans votre vie". On l'espère aussi, et on souhaite longue vie à ce projet plein de sens et d'ambition.

Soutenez le projet sur Twitter: #IAmKarachi

Sources: AFP et GoodPlanet

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