Demeure florentine, image ©Cambi Demeure florentine, image ©Cambi

Ce sont donc trois ventes d’exception qui se tiendront dans le Château Mackenzie les 29 et 30 mai et Barnebys vous a décortiqué chaque vente pour vous dévoiler les plus beaux lots qui seront présentés...

Le 29 mai, on démarre avec la vente « Una Nobile Dimora Fiorentina » (noble demeure florentine), une demeure aux murs colorés qui s’inscrit à la perfection dans l’esprit méditerranéen. Les pièces de mobiliers antiques trouvent leur place dans les grandes pièces lumineuses, qui surprennent par leurs hauts plafonds dont l’architecture voûtée rappelle celle des chapelles.

Demeure florentine, image ©Cambi Demeure florentine, image ©Cambi

Avec des pièces de mobilier, des antiquités, ornements ainsi que des sculptures de la Renaissance à l’époque Baroque, c’est un peu comme une vente « coffre au trésor ». Rien ne peut prédire quel sera la prochaine merveille à apparaître, mais chacune garantit de belles surprises. C’est une huile sur toile signée Silvestro Lega (1826-1895) qui se place comme indéniable lot phare de la vente. Intitulée « La Musica Sacra », cette toile réalisée en 1857 est un hommage de Lega à son professeur Luigi Mussini.

178632 Silvestro Lega (1826-1895), « La Musica Sacra », image ©Cambi

Arrivé à Florence en 1843, Silvestro lega suit pendant deux ans des cours à l’Académie des Beaux-Arts, avant de commencer à fréquenter l’atelier de Mussini. Dans une lettre touchante que Lega adresse à son ami Diego Martelli en 1870, il déclare : « j’ai quitté l’Académie, pour entrer sous la tutelle du Professeur Luigi Mussini. Cet artiste distingué a soudainement réveillé ma passion pour l’art […]. Nous avons travaillé ensemble avec une complicité indescriptible. »  Une réelle amitié artistique dont le témoin est aujourd’hui estimé entre 40 000 et 50 000 euros.

La musica sacra 2 Détail Silvestro Lega (1826-1895), « La Musica Sacra », image ©Cambi

Plus d’information sur la vente ici.

Le même jour, la vente de sculpture et objets d’art battra son plein lorsque que le lot numéro 14 entrera en salle. Une paire d’anges en marbre blancs datant de la fin du XVe siècle avec une estimation comprise entre 50 000 et 60 000 euros. Les deux chérubins ont fait partie d’un ensemble architectural funéraire et après de nombreuses études, ont été mis en corrélation avec la sépulture de Saint François Follini, qui présente une paire d’anges à rideaux identique en son sommet.

blog Paire d'anges en marbre blanc, Iacopo della Pila, image ©Cambi

La critique est unanime à reconnaitre dans le style sculptural l’œuvre de Iacopo della Pila, originaire de Milan, mais connu principalement pour son activité à Naples. On détecte sur les sculptures des éléments caractéristiques tels que des formes arrondies et gonflées, une surabondance de plis dans les rideaux et les vêtements et des arêtes sèches, tous représentatifs du style de Iacopo della Follini.

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Finalement, c’est la peinture classique qui sera à l’honneur le lendemain, 30 mai.
D'incroyables tableaux de Francesco Fontebasso seront présentés. Les toiles font partie d’une série de quatre, dont chacune représente un évènement tiré de l’Ancien Testament. La série a été mise en parallèle avec le style de fresques réalisées pour le Palazzo Boldù qui représentent l’enlèvement d’Europe, de Diane et d’Andromède.

Francesco Fontebasso, (1707 - 1769), « Mose e Aronne celebrano la Pasqua Daniele nella fossa dei leoni », image ©Cambi Droite : Francesco Fontebasso, (1707 - 1769), « Mose e Aronne celebrano la Pasqua Daniele nella fossa dei leoni », image ©Cambi

C’est la période où Fontebasso s’adapte, comme l’écrit Pallucchini, au goût et au style décoratif de Tiepolo, en se débarrassant de toute composition trop encadrée et en se concentrant sur l’effet des figures en action et des rayons du soleil. Ces œuvres témoignent de l’intérêt de Fontebasso pour les espaces paysagers ainsi que son travail sur la lumière, qu’il approche en déposant des petites touches de peinture sur la surface de la toile. Deux chefs-d’œuvre de la peinture italienne classique qui sont estimées entre 50 000 et 70 000 euros.

Francesco Fontebasso (1707 - 1769), « Mosè salvato dalle acque » et « Il sacrificio di Aronne », image ©Cambi Francesco Fontebasso (1707 - 1769), « Mosè salvato dalle acque » et « Il sacrificio di Aronne », image ©Cambi

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Le reste de la sélection présentée par Cambi est remarquable, tant par sa diversité que sa valeur, et dans un décor comme celui du Château Mackenzie, il n’y a aucune excuse pour ne pas faire un détour par Gênes !

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