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Ses initiatives ne sont pas du goût des autorités chinoises qui l'ont assigné à résidence en lui confisquant son passeport.

Cette semaine, il a annoncé l'avoir récupéré, après en avoir été privé pendant quatre ans. Il s'est empressé de demander des visas pour l'Allemagne et le Royaume-Uni, deux pays où des rétrospectives lui ont déjà été consacrées par le passé.

Ai Weiwei a très vite obtenu un visa de quatre ans, à entrées multiples, des autorités allemandes. Seulement voilà, il semble que ca n'est pas été aussi simple avec le Royaume-Uni. L'artiste a assuré jeudi que la Grande-Bretagne avait refusé de lui délivrer un visa de six mois, le limitant à trois semaines, au motif qu'il aurait omis de faire état dans sa demande d'une condamnation en justice.

Ai Weiwei s'est défendu en déclarant qu'il était "de notoriété publique" qu'il avait "été condamné par la justice chinoise".

"Vous ne l'avez pas déclaré", lui reproche cette lettre, qui précise qu'en conséquence l'artiste se voit simplement octroyer "de façon exceptionnelle" un visa de 20 jours en septembre.

Le court séjour d'Ai Weiwei en Grande-Bretagne assurera qu'il ne sera plus à Londres quand le président chinois Xi Jinping s'y rendra en octobre prochain. Maya Wang, experte de la Chine chez Human Rights Watch, a critiqué la décision des autorités britanniques, en confirmant que la décision était seulement fondée "sur des motifs politiques".

Pour le moment, Ai Weiwei a commenté sur la toile que les services britanniques avaient "insisté sur la véracité de leurs sources et refusé de revenir sur leur erreur".

Alors que la Royal Academy de Londres s'apprêtait à l'accueillir pour inaugurer sa rétrospective le 19 septembre, l'évènement semble aujourd'hui compromis...