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MAHZOR, livre contenant les prières pour les fêtes de l'année liturgique, en hébreu, manuscrit enluminé sur vélin.
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À propos de l'objet

MAHZOR, livre contenant les prières pour les fêtes de l'année liturgique, en hébreu, manuscrit enluminé sur vélin.\n\n[Toscane, probablement Florence, années 1490]\n\n168 x 125 mm, ii + 442 feuillets: 1-1210, 138, 14-1510, 168, 1710, 188, 1910, 208, 2110 (feuillet x blanc), 22-4510, apparemment complet, réclames au dernier verso de plusieurs cahiers, quelques signatures encore visibles, pagination tous les 10 feuillets, gardes volantes incluses, 20 lignes de texte en écriture semi-cursive italienne à l'encre noire, avec points-voyelles, rubriques en caractères plus petits généralement en rouge ou en bleu, premiers mots en écriture hébraïque carrée, les prières de Yom Kippour rehaussées à l'or, les panneaux avec les incipit en or bruni sur fond rouge, vert ou bleu, illustrations des textes comprenant la Matsa et le Maror, FRONTISPICE AVEC BORDURES À PLEINE PAGE COMPORTANT DES MÉDAILLONS AVEC DES TÊTES DE PROFIL, DES VIGNETTES DE PAYSAGES ET LES ARMOIRIES DU COMMANDITAIRE, deux ouvertures avec le même style de bordure et une bordure florale sur deux côtés avec le fond laissé vierge, DEUX PETITES MINIATURES, DEUX À DEMI-PAGE ET QUATRE À PLEINE PAGE, deux d'entre elles avec bordures à pleine page intégrant les armoiries (infimes pertes de pigment ou d'or, quelques taches sans gravité, quelques marges froissées, légère décoloration de l'encre en particulier au dernier feuillet). Reliure italienne de la seconde moitié du XVIe siècle en maroquin brun sur ais, plats richement ornés d'un décor doré d'entrelacs et de rinceaux et peint à la cire en rouge et jaune, avec fers spéciaux dont des licornes, blason central sur les deux plats, tranches dorées et ciselées (dos habilement refait, sans les fermoirs ni les bouillons, quelques pertes de pigment).\n\nPROVENANCE:\nLes armoiries au f. 3 sont d'azur au lion rampant d'or tenant un calice ardent accompagné d'un soleil. Aux ff. 169v et 240, le lion est flanqué d'un croissant de lune et d'une étoile ou d'un soleil, disposition comparable aux armoiries de la famille Ambron. Au f. 284, le blason dans la marge inférieure porte un groupe de sept feuilles représentant probablement les herbes amères de la Pessah plutôt que les armes d'un des propriétaires d'origine. Les armoiries portées par les familles juives en Italie n'étaient souvent que des compositions de symboles traditionnels juifs et par conséquent souvent variables, rendant difficile toute identification précise. La reliure du XVIe siècle est frappée, dans le médaillon central, de deux lions rampants affrontés flanquant un palmier, association assez fréquente chez un grand nombre de familles juives d'Italie de cette période, parmi lesquelles les familles florentine ou toscane Tedeschi ou Tedesco (en hébreu 'Traddiz') et Uzielli. Quatre petits trous visibles dans le médaillon central indiquent que ces armoiries furent à une époque occultées par l'un des propriétaires ultérieurs.\n\nAu début du XVIIe siècle, le manuscrit se trouvait toujours en Italie, probablement en Émilie-Romagne. Il fut alors visé et répertorié par les censeurs Fra Hippolyte de Ferrare en 1601, puis Camillo Jaghel en 1611 (?), qui signèrent sur le dernier feuillet. Hippolyte de Ferrare est aujourd'hui connu en qualité de censeur pour quinze manuscrits, entre 1601 et 1621 ; on le retrouve actif à Modène en 1601. Camillo Jaghel apparaît quant à lui en tant que censeur à vingt-deux reprises entre 1611 et 1629 (?) ; sa présence est attestée à Reggio, Modène et Urbino (voir W. Popper, Censorship of Hebrew Books, 1969, sans compter le présent manuscrit).\n\nUne note jointe indique que le manuscrit fut acheté à Francfort avant 1908. Il est mentionné dans l'ouvrage d'Adler Jewish Travellers, publié en 1930. Il appartenait alors à Edmond Bicart-Sée, à Paris, puis fut transmis par descendance à ses héritiers.\n\nCONTENU:\nMahzor, contenant les prières des fêtes de l'année liturgique, à savoir : la bénédiction du Nom du Seigneur f. 3 ; les cents bénédictions à réciter quotidiennement f. 4 ; bénédiction du Seigneur f. 12 ; la récitation du Shema et les prières à réciter avant de s'endormir f. 25v, f. 42 ; prières pour le Shabbat f. 51 ; bénédiction pour la nouvelle lune f. 82v ; pour Hanoukka, avec des extraits du Livre d'Esther f. 109 ; prières à réciter avant la lecture du Megillah f. 121v ; pour le Pessah f. 130 ; avant le jeûne de Tammouz f. 209v, suivi par des prières pour le jeûne du 9 av et concernant le Livre des Lamentations f. 240 suivi par des prières et des Psaumes ; prières pour Roch Hachana f. 261v (avec prière finale au f. 281v) ; pour Yom Kippour f. 284 (avec prière finale au f. 394), pour Sukkot f. 411, Tsam'a Nafshi, le poème écrit par Abraham ibn Ezra, commentateur biblique espagnol du XIIe siècle, son nom identifié en acrostiches en marge du f. 427v ; un commentaire sur la mort de Moïse en hébreu et en araméen f. 440v.\n\nENLUMINURE:\nL'imposant frontispice de ce Mahzor est dans le style caractéristique de Giovanni di Giuliano Boccardi, dit Boccardino il vecchio (1460-1529), " l'un des derniers représentants de l'âge d'or de l'enluminure florentine à la Renaissance ". Boccardino exécuta d'importants manuscrits liturgiques à la demande de mécènes ecclésiastiques, mais travailla également pour le compte de clients princiers prestigieux tels Matthias Corvin, roi de Hongrie, et Laurent le Magnifique. Les oeuvres réalisées dans les années 1490 pour ces illustres commanditaires présentent les analogies les plus frappantes avec ce manuscrit : ainsi les médaillons représentant des camées et des cervidés sur fond de paysage, inscrits dans un décor alternant gerbes et chutes de fleurs ainsi que des ornements typiques de la Renaissance, rappellent ceux des codices humanistes exécutés pour le roi de Hongrie. Parmi eux figurent notamment le Philostrate actuellement conservé à Budapest, N. Széchényi Lib (Cod. lat. 417), ainsi que des manuscrits de dévotion réalisés pour les Médicis, telles les Heures de Laudomia de' Medici, fille de Laurent le Magnifique (BL, Yates Thompson 30).\n\nLa communauté juive de Florence fleurit au XVe siècle sous l'étroite protection des Médicis, en particulier sous celle de Laurent le Magnifique qui encouragea ouvertement l'épanouissement de la culture et de l'érudition juives. Aussi n'est-il pas surprenant que des commanditaires juifs aient fait appel à des artistes qui travaillaient alors pour la cour des Médicis. Si l'on connaît d'autres manuscrits hébreux enluminés par des Florentins chrétiens, ce Mahzor est, d'après nos recherches, le seul qui le fut par Boccardino l'ancien.\n\nSi les premières figures et bordures du volume, jusqu'au f. 68v, reflètent le talent de Boccardino lui-même, les miniatures suivantes ont été réalisées par des disciples ou son atelier; certaines d'entre elles, comme celles des ff. 169v, 240, 284 et 411, semblent toutefois avoir été conçues par Boccardino, puis enluminées par celui qui exécuta les fonds des incipit des prières.\n\nIl semble que ce manuscrit soit resté inachevé après la première série d'enluminures, et que, ultérieurement, une main moins habile ait réalisé les fonds des cartouches ou des bandeaux, qui n'avaient pas été décorés à l'origine, pour certains titres ou incipit mineurs. Les plus ambitieux de ses ajouts sont les figures tenant la Matsa (pain azyme) et le Maror (herbes amères), illustrant des passages de la Pessah Haggadah (ff. 135v & 136). Ces figures tenant les aliments sont caractéristiques de l'iconographie ashkénaze et pourraient indiquer l'origine de cet artiste. Ce dernier a également pu réaliser la sphère armillaire et le 'David' écrit en hébreu qui flanquent le camée exécuté par Boccardino au f. 12.\n\nNous tenons à remercier très vivement le Dr. Ilana Tahan pour son aide précieuse dans la rédaction de cette notice.\n\nMAHZOR, festival prayerbook, in Hebrew, illuminated manuscript on vellum\n[Tuscany, probably Florence, c.1490s].\n168 x 125mm, ii + 442 leaves: 1-1210, 138, 14-1510, 168, 1710, 188, 1910, 208, 2110(x blank), 22-4510, APPARENTLY COMPLETE, catchwords on final versos of many gatherings, some signatures still visible, foliation every 10 leaves includes front flyleaves and is followed here, 20 lines of Italian semi-cursive script in black ink, with vowel points, rubrics in smaller script mostly in red or blue, Hebrew square script for initial words, prayers for Yom Kippur highlighted in gold, initial word panels throughout in burnished gold on red, green or blue grounds, some embellished with marginal sprays, text illustrations including the Matzah and Maror, FRONTISPIECE WITH FULL-PAGE BORDER INCORPORATING MEDALLIONS WITH PROFILE HEADS, LANDSCAPE VIGNETTES AND THE COAT OF ARMS OF THE ORIGINAL OWNER, two openings with similar single panel borders and a two-sided floral border on a vellum ground, TWO SMALL, TWO HALF-PAGE AND FOUR FULL-PAGE MINIATURES, two of them with full-page borders incorporating coats of arms, edges gilt and gauffered (occasional light losses of pigment or gold, some unobtrusive smudging or offsetting, a few marginal creases, some fading of ink, particularly to final leaf). Mid 16th-century Italian gold-tooled dark brown goatskin over thin wooden boards with strapwork painted in red and yellow, both covers with central cartouche with coat of arms, elaborately decorated with a unicorn and rabbit, hatched leaf and flower tools, solid dots and foliate rolls, evidence of two fore-edge clasps, four nail holes at edge of cartouche, (rebacked, repaired at board edges, paint rubbed, clasps missing).\n\nPROVENANCE:\nThe coat of arms on f.3 is azure, a rampant lion or holding a flaming chalice and sun; on ff.169v and 240, the lion is flanked by a crescent moon and a sun or star. These arms have some resemblance to the Ambron family. On f.284 the shield in the lower border carries a group of seven leaves and may represent the bitter herbs of the Passover feast rather than the charge of an original owner. Coats of arms used by Jewish families in Italy were inventions, often using traditional Jewish symbols and often variable, making certain identification difficult. The 16th-century binding has a central medallion with two affronted rampant lions flanking a palm tree, combined elements featuring in the arms of a number of families in Italy, including the Tedesco/Tedeschi and Uzielli in Tuscany. At some date these arms were apparently regarded as too associable with an earlier owner as four small holes indicate that they were once obscured.\n\nThe manuscript was still in Italy, perhaps in Emilia Romagna, early in the 17th century when it was seen by the censors Fra Hippolytus of Ferrara and Camillo Jagel who signed the final leaf, in 1601 and ?1611. Hippolytus of Ferrara is recorded as censor for 15 manuscripts, between 1601 and 1621 and was known to be in Modena in 1601; Jagel appears as censor in 22 instances between 1611 and ?1629, and recorded in Reggio, Modena and Urbino, see W. Popper, Censorship of Hebrew Books, 1969, not including the present manuscript.\nA loosely inserted note records the purchase of the manuscript in Frankfurt before 1908. It was published in 1930, in Adler's Jewish Travellers, when it was owned by E. Bicart-Sée in Paris; by descent to the present owners.\n\nCONTENT:\nMahzor, containing prayers for the entire liturgical year, including: blessing of the Name of the Lord f.3, a hundred blessings to be recited daily f.4, blessing for the Lord f.12, the recitation of Shema and prayers to be said before retiring to bed f.25v, f.42, for the Sabbath f.51, for the blessing for a new moon f.82v, for Hanukkah with extracts from the Book of Esther f.109, prayers to be said before reading the Megillah f.121v, for Passover f.130, before the fast of Tammuz f.209v, followed by prayers for the fast of the Ninth of Av and relating to the Book of Lamentations, f.240 followed by prayers and Psalms, prayers for Rosh Hashanah f.261v (closing prayer f.281v), for Yom Kippur f.284 (closing prayer f.394), for Sukkoth f.411, Tsam'a Nafshi, the 12th-century poem by Abraham ibn Ezra, the author's name picked out acrostically in the margin f.427v; commentary on the death of Moses in Hebrew and Aramaic, f.440v.\n\nILLUMINATION:\nThe imposing frontispiece of this Mahzor is in the characteristic style of Giovanni di Giuliano Boccardi, known as Boccardino il vecchio (1460-1529) - 'one of the last representatives of the golden age of Florentine renaissance illumination'. As well as working on grand liturgical manuscripts for ecclesiastic patrons, Boccardino counted Matthias Corvinus and Lorenzo il magnifico among his princely clients, and it is in his works of the 1490s for these that the closest analogies with the present manuscript are found: the cameo heads and landscapes with deer interspersed among flower-sprays and renaissance motifs of the borders can all be matched in humanistic codices made for the Hungarian king, such as the Philostratus (Budapest, N. Széchényi Lib, Cod. lat. 417), as well as devotional manuscripts for the de' Medici, such as the Hours of Laudomia de' Medici, Lorenzo's daughter (London, BL, Yates Thompson 30).\n\nThe Jewish community of Florence flourished in the 15th-century, their position closely linked to the fortunes of the de' Medici. Lorenzo il magnifico acted as a protector and encouraged Jewish scholarship and scholars: it is unsurprising that Jewish patrons called upon the services of artists who worked for him for their own luxury manuscripts. Whereas there are other Hebrew manuscripts illuminated by Christian Florentines, this Mahzor is the only example we know illuminated by Boccardino.\nWhile the first miniatures and borders in the volume, up to f.68v, have every appearance of the accomplished work of Boccardino himself, subsequent miniatures were completed by followers or members of his workshop; some, for example those of ff.169v, 240, 284 and 411 seem to have been designed by Boccardino and then painted by the illuminator otherwise responsible for the decorated coloured grounds of initial word panels.\n\nThe illumination of the manuscript appears to have been left incomplete after the first campaign under Boccardino, and a slightly later and less professional hand provided panel backgrounds or shaded banderoles around the titles or initial words that had not been decorated originally. The most ambitious of this artist's additions are the figures holding the Matzah (unleavened bread) and Maror (bitter herb) that illustrate the passages in the Passover Haggadah (ff.135v & 136). The iconography, where figures hold the foods, is an Ashkenazi characteristic and may indicate the origin of this artist. Perhaps he was also responsible for the addition of the armillary sphere and 'David' written in Hebrew that flanks the cameo head by Boccardino on folio 12.\n\nThe subjects of the full-page miniatures are as follows:\n\nf. 82 David praying for a new moon\nf. 130 Raising of the Seder basket, miniature opening prayers for Passover\nf. 240 Ark of the Covenant, with men teaching in the synagogue below, full-page border incorporating roundels including arms flanked by peacocks\nf. 284 Cantor pointing to the Book of Life, miniature opening Yom Kippur, with full-page border incorporating roundels including arms flanked by putti.\n\nThe subjects of the half-page miniatures, small miniatures and borders are as follows:\nf.3 frontispiece full-page border incorporating medallions containing profile heads, vignettes showing deer in landscapes and the coat of arms of the original owner flanked by putti\nf.12 headpiece and similar panel border with a profile of David, his name in Hebrew and an armillary sphere\nf.14v similar floral border\nf. 42 a couple in bed\nf.51 the Sabbath meal\nf.68 Moses holding the tablets of the law\nf.169 coat of arms flanked by angels\nf. 411 the Ark of the Covenant and cantors\n\nBibliography:\nElkan N. Adler, Jewish Travellers, London: 1930 and 2004, plates I, VI.\nRachel Wischnitzer, 'The Unicorn in Christian and Jewish Art', Historia Judaica, v. 13, 1951, pp. 141-156, the present manuscript cited on pp. 150-1. Discussing the unicorn as a reprsentation of the final redemption of Israel she cites its presence in the border of folio 240; the tool of a unicorn also appears on the binding.\nFor Boccardino il vecchio see A. Garzelli, Miniatura fiorentina del rinascimento, 1440-1525: Un primo censimento, i (Florence, 1985), pp. 80-81, 341-6\nDizionario biografico dei miniatori, ed. Milvia Bollati, 2004, pp. 113-116\n\nWe are extremely grateful to Dr Ilana Tahan for her help in the cataloguing of this manuscript.
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keywords

15th Century, Books & Manuscripts, medieval & renaissance manuscripts, Hebrew, Italy, judaica & hebraica

department

Books & Manuscripts


*Merci de noter que le prix n'est pas recalculé à la valeur actuelle, mais se rapporte au prix final réel au moment où l'objet a été vendu.

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