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  • 24 oct. 1998—14 mars 2019

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  • Tessier & Sarrou

CHINE - Epoque QIANLONG (1736 - 1795)

Cachet en steatite beige et rouille, au revers, l'inscription en negatif et en zhuanshu (Suo Bao Wei Xian). Il est surmonte de neuf dragons loves les uns contre les autres et pourchassant la perle sacree. (Eclats). Hauteur: 10 cm - Dimensions: 8,5 X 8,5 cm Pour encherir sur ce lot, veuillez contacter l'etude afin de deposer une caution. Référence: L'empreinte de ce cachet est mentionnee dans le livre Qing dai di hou xi yin pu (vol. 5, p. 16), qui a repertorie tous les cachets imperiaux de la dynastie Qing. Provenance: Dans la famille d'un diplomate francais a Beijing, depuis le debut du XXe siecle. Dans plusieurs lettres adressees a sa «Bien chere maman» ce diplomate decrit dans le detail les receptions a la Cour de Chine. Ces lettres en possession de l'actuel proprietaire, ecrites des 1900, heritees de l'aieul qui a collecte le cachet, illustrent la proximite entre la cour et les nombreuses legations etrangeres en general, entre l'Imperatrice et les epouses des diplomates en particulier: «... L'Imperatrice et l'Empereur recoivent regulierement en audience»... «L'Imperatrice est presente a ces audiences et recoit quelquefois les dames en audiences plus intimes d'ou le protocole est exclu. Il regne un peu plus de cordialite entre les etrangeres et la suite de l'Imperatrice. Celle-ci leur fait visiter ses appartements prives et ses jardins...». En outre, les visites frequentes semblent avoir instaure une certaine forme d'intimite ou meme une certaine familiarite entre les deux parties et l'usage des cadeaux protocolaires etait courant. En temoignent ces extraits: «... Puis toutes les dames se presentent de nouveau a l'Imperatrice qui leur offre a chacune une bague et deux bracelets en or avec des pierres et des perles...»... «... Puis l'Imperatrice demande le jeune bebe de 2 ans, je me presente et m'excuse de ne l'avoir pas amene a cause du froid; elle me remet pour lui un petit sac brode avec deux medailles d'or d'assez grande valeur, puis un collier d'or chinois avec une plaque de jade en me disant que c'est un porte bonheur, et que c'est un grand honneur qu'elle fait lorsqu'elle l'offre...» La culture du cachet en Chine est devenue florissante au cours des dynasties Ming et Qing. Parmi les douze empereurs de la dynastie Qing, l'empereur Qianlong (1736-1795) est celui qui posseda a la fois le plus grand nombre de cachets et les plus remarquables par la qualite. Plus de 1800 lui auraient appartenu, dont 700 ont disparu. Un millier d'entre eux sont conserves au Musée de la Cité Interdite. Les cachets sont de taille et de formes variables: carres, ronds, rectangulaires, ovales... Ce cachet carre de huit centimetres et demi de cote fait partie des plus grands. Les materiaux dont ils sont faits sont tout aussi divers: nephrite, bois, or, argent, bronze, pierres precieuses... La steatite dans laquelle celui-ci est travaille provient de la province de Fujian; on la designe par le nom de la ville pres de laquelle elle est extraite: Shou shan. Cette variete de pierre est restee longtemps sousestimee; neanmoins, depuis le milieu de la dynastie Ming, elle a ete de plus en plus prisee par les lettres pour la fabrication de leurs cachets, a tel point qu'a l'epoque de l'empereur Qianlong, sous l'influence de la Cour, la steatite de Shoushan est devenue une des pierres de cachets les plus precieuses, en particulier la variete Tian huang: cette steatite de couleur jaune caramel a meme ete surnommee «l'empereur de pierre». Le decor de ce cachet, neuf dragons parmi les nuages, est fortement symbolique: «9» est le plus grand des nombres impairs a un chiffre, qui represente le pouvoir masculin le plus puissant dans la nature; quant au dragon, il est le symbole de l'autorite imperiale. Ce decor rappelle une peinture fameuse de la dynastie Song: il est typique du gout de l'empereur, qui aime que les objets de son epoque refletent des chefs -d'oeuvre anciens. Aujourd'hui les cachets de l'empereur Qianlong demeurent une reference primordiale pour authentifier les peintures et les calligraphies imperiales. Comme l'ecrit l'historien japonais Sugimura Yuzo dans son livre L'empereur Qianlong: «Sous l'aspect culturel, la Chine du XVIIIe siecle est le pays le plus important du monde, la personne la plus importante de ce pays est l'empereur Qianlong. Il est ne au debut du siecle et mort a 89 ans en 1799. Pendant son regne de 60 ans, il a prouve ses nombreux merites et obtenu des succes significatifs. La plupart des oeuvres d'art precieuses de l'histoire de l'art chinois ont un lien avec cet empereur.» Les inscriptions des cachets evoluent au fil des epoques, y compris par la graphie. Les polices de caracteres different: kaishu (ecriture reguliere), lishu (ecriture de chancellerie), caoshu (ecriture cursive)... L'inscription en ecriture zhuanshu de ce cachet, «Suo Bao Wei Xian», provient du Classique des documents, un recueil de documents politiques des souverains de l'Antiquite chinoise (environ troisieme millenaire av. J.-C. - 627 av. J.-C.). C'est une forme abregee d'une devise qui, dans sa forme integrale, se traduit ainsi: «Si vous n'appreciez pas les objets precieux et considerez uniquement les hommes de talent comme les tresors de l'Etat, tout le monde se soumettra a vous». De nombreux empereurs chinois regardent cette devise comme un des principes politiques les plus importants. L'empereur Qianlong a commande plusieurs cachets portant cette inscription, qu'il a utilisee sur des peintures et des calligraphies afin d'exprimer son respect des elites intellectuelles. Aujourd'hui, en regardant ce cachet «Suo Bao Wei Xian», nous pouvons ressentir a la fois l'esprit litteraire, le gout artistique et la pensee politique de ce grand empereur. CHINA - QIANLONG Period (1736 - 1795) A fine nine dragon «shoushan» imperial seal. The seal face reading (Suo Bao Wei Xian). 3.93 x 3.34 x 3.34 in Estimate upon request If you wish to bid on this lot, please contact the auctionhouse in order to leave a deposit. Estimation sur demande

  • FRAFrance
  • 2014-06-16
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MONGOLIE, Ecole de Zanabazar - XVIIIe siècle

Enchères Drouot live non permises pour ce lotNo bids on Drouot live for this lot  Statuette en bronze doré représentant le bouddha Amitabha, assis en padmasana, sur un socle en forme de double lotus à rangé inversées, ourlés et ciselés, les mains en dhyana mudra (geste de la méditation), le corps de proportion harmonieuse, est orné de tiare à cinq joyaux, boucles d'oreilles, pectoral, colliers, bracelets le visage aux traits réguliers, a l'expression sereine et le front large, surmonté d'une urna circulaire, la bouche fine, les trois plis de la beauté au niveau du cou. Il porte un dhoti et des écharpes flottantes. (Manque des doigts et le bol, usure à la dorure). H. 35,4 cm.Provenance: Rapporté de Chine par le Docteur Laville, médecin de la croix rouge envoyé en Mongolie et mort en 1904 à Tianjin et dans sa famille depuis.Amitabha est l'un des «cinq bouddha transcendants» de la méditation, son nom signifie «lumière infinie», il est associé à l'ouest, au couché du soleil. Son emblème est la fleur de lotus, qui symbolise la renaissance et le développement spirituel.Le premier Jibzundamba Hutugtu Undur Geghen Zanabazar, prince mongol, Khan de la famille de Gengis Khan, fut un géni éclairé de Mongolie du XVIIe siècle, un incroyable sculpteur, peintre, poète, architecte et traducteur, qui inventa même une écriture phonétique du mongol, du tibétain et du sanskrit.«Hutugtu» est un mot mongol ancien signifiant le présent régénéré du passé, le mot «geghen» avait la même signification. Le mot «Undur» est le nom décoratif signifiant «grand, haut». Le mot «zana» dérive de la terminologie sanscrit «Ghyang», savoir et sagesse. Bazar signifie vajra ou la foudre. A l'âge de cinq ans, Zanabazar est nommé par le dalaï-lama comme étant l'incarnation du Bogdo Gegen, «pontife éclairé», correspondant à l'un des trois titres importants pour les bouddhistes mongols avec celui du dalaï-lama et du Panchen Lama. En 1653, des croyants décident de construire un monastère à UndurGeghen afin qu'il puisse créer et méditer paisiblement. Celui-ci construit de nombreux temples dont le monastère Urga Tsogchin. Le travail de Zanabazar reflète une connaissance du canon des proportions du corps humain, il se détermine par la douceur extrême des attitudes et des gestes, la fluidité des lignes, la finesse harmonieuse des visages, des bijoux de brins longs et simples de perles qui pendent le long des torses. Il s'agit d'un style serein, qui ne représente pas de déités cruelles et courroucées mais un doux équilibre des formes. La plupart des sculptures sont en bronze doré au mercure, les visages laqués en polychromie et or. Il créa notamment une série des cinq bouddha contemplatifs assis sur le lotus, dont seule la position des mains diffèrent, les corps sont de proportions harmonieuses, la taille cintrée, le bronze finement ciselé, le visage aux traits réguliers et l'expression bienveillante, le front large, les yeux légèrement baissés, le nez droit, une bouche finement ourlée, les trois plis de beauté très marqués au niveau du cou, le dhoti moulant délicatement ciselé de motifs, complété par des écharpes flottantes. Le sens artistique particulier de ce khan, s'exprime à travers la lumière et la couleur de ses bronzes. Ces oeuvres n'attirent pas seulement les croyants, mais n'importe quel novice. Il s'agit d'un hymne à la nature humaine, au coeur, à la paix éternelle, à l'esthétique. Pour certains, il demeure le «Michel Ange Mongole».

  • FRAFrance
  • 2015-12-14
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Lin Fengmian (1900-1991)

Série de l'opéra: Le Pavillon des Pivoines. Huile sur toile. Signé en bas à gauche. Dim. à vue: 51,5 x 43,5 cm. Encadrée sous verre. Provenance: OEuvre rapportée de Hong Kong par une famille francoasiatique dans les années 50.LIN Fengmian (1900-1991), né en Chine sous la dynastie Qing, à Merxian, dans la province du Guangdong, est l'un des plus illustres artiste, éducateur et théoricien de l'art chinois du 20e siècle. Issu d'une famille de tailleurs de pierre, il commence à peindre alors qu'il n'a que cinq ans. Il perd sa mère à sept ans. A quinze ans, il réussit son examen d'entrée à l'école provinciale de Meizhou. Il est l'un des premiers artistes chinois à étudier en France de 1918 à 1925, à Dijon d'abord, ensuite à Paris. A son retour en Chine, il occupe plusieurs postes officiels importants: président de l'Académie nationale des Arts de Pékin, directeur de l'Académie des Arts de Hangzhou. Pendant environ 80 ans de création artistique, LIN Fengmian a acquis une notoriété nationale dès sa jeunesse. Il a aussi vécu les périodes les plus cruelles: d'août 1968 à décembre 1972 notamment, il a été mis en prison et maltraité. Il a connu une gloire internationale pendant ses dernières années. Malgré les aléas de la vie, LIN Fengmian est reste fidèle à ses principes, énoncés à 36 ans: aimer la nature, s'éloigner de l'argent et de la célébrité, être observateur, travailler diligemment pour être un vrai artiste. E n voulant être différent des autres peintres chinois célèbres du 20e siècle, comme QI Baishi, XU Beihong ou HUANG Binhong, LIN Fengmian a cherché à créer un style qui se distinguerait à la fois de la peinture traditionnelle chinoise et de la peinture occidentale moderne. En quête d'une fusion parfaite entre ces deux genres d'art, il a choisi le chemin le plus difficile et il a réussi. C'est peut-être pour cela que les rares grands peintres chinois modernes connus internationalement, tels que Zao Wou-Ki, Wu Guanzhong et Chu Teh-Chun sont tous des élèves de LIN Fengmian. La plupart de ses peintures sont de forme carrée, format qui n'existe quasiment pas dans la peinture chinoise. Il utilise souvent la perspective et la ligne de fuite comme dans la peinture occidentale. Il abandonne le principe: « l'harmonie de calligraphie, peinture, poèmes et cachet » qui est le principe le plus important de la peinture chinoise depuis le 13e siècle et laisse une signature simple sur un coin de sa peinture. Il transpose la technique du clair-obscur de l'huile sur toile sur les papiers de riz. Parmi les sujets des oeuvres de LIN Fengmian, les plus représentatifs sont tirés des opéras chinois. Or à vingt-huit ans, dans une conférence importante, il a durement critiqué les opéras chinois: « Les opéras chinois sont un divertissement inférieur, on doit les détruire ! » Cependant, vingt ans plus tard, LIN Fengmian est régulièrement allé au théâtre à Shanghai pour voir des opéras chinois. Il était toujours accompagné par des amis ou des élèves. Au départ, c'était à cause de la restriction des divertissements sous le régime communiste. Mais LIN Fengmian en artiste de génie, a trouvé une façon magnifique de fusionner l'art chinois et l'art occidental. E n regardant les opéras, il dessinait sur son cahier les masques, les costumes et les accessoires et notait les couleurs et les caractères en anglais. Comme il l'écrit à son élève en 1951: « Les opéras traditionnels ne se divisent pas en actes, le temps et l'espace ne font qu'un. Ca ressemble aux oeuvres de Picasso où il a plié et recollé des objets sur la même surface. Je peins avec le même principe, je plie et recolle les histoires et les personnages sur la même peinture, pour obtenir le mouvement successif. » D ans cette peinture qui représente la scène la plus connue de Pavillon aux pivoines, l'arrière-plan est vide, les costumes sont abstraits comme des formes géométriques, les motifs délicats et complexes de vêtements sont dessinés comme des croix. L'artiste a unifié les premiers plans et les plans éloignés, les deux personnages, DU Liniang et sa servante CHUN Xiang sont comme des papiers découpés collés sur la toile: l'influence du « collage » du Cubisme est très présent dans cette peinture chinoise. Grâce à cette création incroyable, les spectateurs chanceux d'aujourd'hui peuvent sentir réellement la voix, la sensation, le mouvement et la beauté de cette pièce de théâtre romantique qui raconte le plus beau rêve d'amour de l'histoire de la littérature chinoise. Cet artiste de génie, en regardant la scène extrêmement chargée et richement décorée des opéras chinois, a choisi les éléments les plus significatifs, ensuite les a abstraits pour créer une oeuvre sublime. Comme dit un proverbe chinois: « C'est la main de l'artiste, mais pas la main de dieu, qui change le fer en or ». Malheureusement, sur plus de quatre-vingts ans de création de LIN Fengmian, il ne reste de ses huiles sur toiles qu'une période de treize ans environ. Il a été obligé de détruire lui-même des milliers de peintures datant d'avant la révolution culturelle. En conséquence, les huiles sur toile de LIN Fengmian sont extrêmement rares et précieuses, c'est effectivement un honneur de présenter ce trésor aujourd'hui. Estimations et conditions pour enchérir sur demande

  • FRAFrance
  • 2015-06-15
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Alfred SISLEY (1839-1899)

Paysage d‘été à Veneux - 1881 Huile sur toile (rentoilée). Signée en bas à droite. 38 x 55 cm (restaurations). Provenance: Ancienne collection Mme Henri Goldet, Paris. Vente anonyme, Paris, 3 février 1919, n° 103, adjugé 7 100 francs or (sous le titre: Matinée de printemps au bord du Loing). Acquis par M. Beaudoin Petit pour 7 100 francs or. Au dos marque d'inventaire n° 15651 non identifiée. Galerie Robert Schmit, acquis le 18 septembre 1980 à la Biennale des Antiquaires (reproduit au livret sous le n° 41). Bibliographie: Reproduit dans le Catalogue Raisonné par M. François Daulte, édition Durand-Ruel, 1959, sous le n°418. Un certificat d'authenticité de M. Robert Schmit, n° 1484, en date du 18 septembre 1980 sera remis à l'acquéreur. Le Comité Sisley a confirmé l'authenticité de cette oeuvre; celle-ci est présentée conjointement par le Cabinet Brame & Lorenceau et le Cabinet Ottavi. A début de l'année 1880, Sisley et sa famille s'installent à Veneux-Nadon, un village proche de Moret-sur-Loing. L'artiste refuse de participer à la cinquième exposition des impressionnistes car il espère exposer au Salon et y vendre quelques toiles et écrit à Théodore Duret: «Je suis fatigué de végéter comme je le fais depuis si longtemps. Le moment est venu pour moi de prendre une décision. Nos expositions ont servi, il est vrai, à nous faire connaître et en cela elles ont été très utiles, mais il ne faut pas, je crois, s'isoler plus longtemps. Le moment est encore loin où l'on pourra se passer du prestige qui s'attache aux expositions officielles. Je suis donc résolu à envoyer au Salon.» Il n'y est cependant pas admis, alors que Monet er Renoir le sont. Heureusement, Durand- Ruel assure de nouveau son soutien à Sisley, qui signe avec lui un nouvel accord.

  • FRAFrance
  • 2015-10-14
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